Texte Alternatf “D’une manière irréversible, la tendance en Europe est à la diminution des dimensions des plateaux, pour une meilleure rotation des stocks» estime Ralf Fietz, Marketing & Business Development Manager, SCA Packaging Services. Ainsi, le 600 x 400 semble perdre du terrain au profit au 400 x 300, et le marché voit même apparaître des 400 x 250 et des 300 x 200 «avec lesquels le consommateur repart» ajoute Christophe Ress, directeur marketing et commercial de la division fruits & légumes chez IP. «Ces plateaux sont généralement demandés pour commercialiser de petits fruits, mais cette tendance vers l’UVC prouve l’intérêt des consommateurs pour l’achat de petits conditionnements contenant, par exemple, 6 pommes» poursuit-il. Smurfit Kappa Group a développé les UVC Ondapack qui peuvent contenir trois pommes pink lady, regroupées dans un plateau ou disposées sur un présentoir. Ces petits plateaux utilisent d’autres combinaisons de papiers que les grands formats. Ainsi, International Paper produit de petits plateaux en cannelures BE tandis que celles de type BC sont utilisées pour les grands. «Des projets sont en cours pour développer des plateaux avec de plus petites cannelures, pour rationnaliser le poids du matériau selon le prix au kilo des fruits & légumes» ajoute C. Ress. Pour ce marché spécifique, SCA Packaging a développé des emballages en nanocannelure® avec une pré-impression offset. Le groupe a récemment produit des plateaux de 400 x 300 x 120 en cannelures croisées avec impression offset, dans lesquels viennent s’imbriquer six barquettes triangulaires contenant des grappes de raisin. Ces dernières, en nanocannelure imprimée offset, sont présentées en magasin avec ou sans plateau. «Cet emballage met en valeur la marque du client, et communique des informations pour le consommateur comme les valeurs nutritionnelles, la variété du produit, son origine.Texte Alternatf La traçabilité du produit ne peut réellement exister dans le monde des fruits et légumes que si l’emballage arrive jusqu’au consommateur final» insiste R. Fietz. Les autres fabricants proposent aussi des solutions d’identification et de traçabilité. Outre l’impression des plateaux aux couleurs et à la marque du client, ils proposent aussi, à l’instar de International Paper, l’impression d’un code-à-barres sur le plateau et/ou sur des étiquettes. Smurfit Kappa Group a également répondu aux recommandations de l’Ondef en «optimisant la zone dédiée au marquage informatif, légal et de traçabilité pour une reconnaissance immédiate des produits quelle que soit leur position sur la palette et le type de plateau» détaille Pierre Perezzan, directeur marketing études et développement Smurfit Kappa Group. «L’intégration de la RFID est possible» note C. Ress, qui avoue que cet outil n’est pas encore plébiscité. Quant à la décoration, de plus en plus sophistiquée, elle devrait «s’exacerber pour mettre en valeur les marques, tout aussi importantes que les variétés des produits» estime C.Ress, qui juge les rayons trop monotones. «La grande distribution devrait repenser leurs dispositions pour davantage mettre en valeur les impressions», dit-il. La réduction de la taille du plateau à un format UVC protège aussi davantage le produit des manipulations répétées par les consommateurs ; moins abîmé, il se vend mieux. C’est aussi dans cet esprit de protection de la qualité que Smurfit Kappa Group a développé le PUR-T, un emballage qui permet de conditionner sous MAP ou CAP les produits et de doubler leur durée de vie.



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