Les parfums ré-interprêtent le flacon
30 août 06 | Linéaires | #3828 :: rss
Créée en 1953 par Madame Estée Lauder, Youth Dew fut le premier grand parfum américain, assure la marque.
Conçu comme «une huile de bain doublée d’un parfum», il a ouvert la voie à une nouvelle génération de fragrances, explique le marketing. Déjà revisité en 1994, il l’est à nouveau aujourd’hui… par Tom Ford. L’original était de couleur brune, le nouveau est plus nuancé vers l’ambre. D’où le nom qui devient Youth Dew Amber Nude, après la seconde dénomination qui était Youth Dew Amber. Quant au flacon, qui représente toujours la même silhouette féminine avec une taille marquée par un ruban, le styliste a conservé le verre cannelé mais dans la nouvelle version, les cannelures sont plus droites et plus fines, «exprimant un nouveau minimalisme».
Le ruban doré de la première version a été actualisé avec un ruban gros-grain de couleur ambre. Le bouchon a lui aussi été redessiné avec de fines nervures et un cabochon d’ambre. Chez Nina Ricci, c’est un parfum lancé en 1956, en l’occurrence Fille d’Eve, qui a inspiré le dernier féminin : Nina. Il en épouse la forme - la pomme mais en la revisitant. La tige et les feuilles qui apparaissent dans le verre de Fille d’Eve sont aujourd’hui très stylisées avec la frette en «argent brillant» qui met en valeur le rouge de la pomme… Une pomme d’amour qui entre d’ailleurs dans la composition de la fragrance et qui est symbolisée par un laquage puis un pistolletage, le tout étant ensuite vernis. Chaque flacon est unique puisque le pistolletage est réalisé sans aucun repérage indiqué. Le flacon-pomme d’amour est valorisé par un étui dont le carton se distingue par sa blancheur et son gaufrage qui imite le coton tissé pour reprendre le tressage d’un panier d’osier. Ce féminin cible les jeunes de 18-35 ans avec des prix attractifs (eau de toilette à 29 €). Lancé d’abord en France, Nina le sera dans l’ensemble des pays d’ici la fin de l’année. A l’exception des Etats-Unis où il sera présenté en 2007. Cette création est accompagnée d’une gamme de dérivés, composée d’un gel douche, d’un lait pour le corps et d’un déodorant présenté dans un bidon en aluminium. Nina va bénéficier d’un investissement média (presse et TV) trois fois supérieur à celui du précédent Love in Paris, et d’une forte théâtralisation des points de vente.
C’est également dans le passé que Perles de Lalique a puisé son inspiration. En l’occurrence, la boîte à poudre libre Cactus, créée par René Lalique en 1928. Cette boîte ronde en cristal avec des petites pointes de cactus (onyx) réinterprétée pour l’Extrait, devient une boule de cristal opale (60 ml) avec un bouchon qui reprend les pointes de cactus (émail posé à la main). Cette boîte inspire aussi aujourd’hui un flacon-vaporisateur aux lignes épurées en cristal poli-dépoli (100 et 50 ml). Les perles de verre qui bordent les contours, sont rehaussées de pointes de cactus sérigraphiées Le bouchon est en surlyn®. Perles de Lalique est présentée dans un étui au carton finement grainé et ourlé d’un motif gaufré.
Nina : Agence de design : LOVE/Jérôme Faillant-Dumas Flacon : Saint-Gobain Desjonquères et Pochet Frette : MT Packaging (30 ml) et Qualipac (50 et 80 ml) - Pompe : Saint Gobain Calmar et Valois - Etui : Nortier Dérivés : flacons tube : CTL - Déo : Emase - Perles de Lalique : Lalique EDP : Pochet - Bouchons : Qualipac
