Texte Alternatf La distribution, qui s’est engagée depuis de longues années dans une optimisation des coûts logistiques, finalise aujourd’hui cette demande. Par voie de conséquence, les marques se sont toutes engagées dans des démarches pour tester les nouveaux emballages. Avec une certaine inquiétude, comme le révèlent les fabricants d’emballages interrogés. Soumis aux impératifs des délais, les marques commencent à réaliser que l’adoption du PAV ne se révèle pas forcément une solution économique, contrairement à ce qu’elles pouvaient penser à la première analyse. Du moins certaines car au sein du groupe de travail constitué par ECR France sur ce type d’emballage (encadré p.12) , on estime que «les économies doivent être globalement supérieures aux surcoûts éventuels et analysés en transparence avec les partenaires».
Texte Alternatf Tous les intervenants s’accordent à reconnaître que le PAV génère des bénéfices sur la chaîne d’approvisionnement (identification des produits en stock, rapidité de mise en linéaires, mise en valeur marketing du produit…). Mais ces bénéfices peuvent entraîner des surcoûts dus à une conception différente de l’emballage. «Aujourd’hui, avec une recherche d’optimisation du remplissage des linéaires, les caisses s’avèrent plus fragiles» explique Pierre Lafon, directeur marketing produit chez Saica Emballages. En effet, pour faciliter leur manipulation logistique, les caisses comportent de nombreuses découpes, ce qui entraîne une réduction de leur RCV- résistance à la compression verticale. D’où la nécessité de renforcer les PAV, entraînant forcément un surcoût. En outre, la demande marketing plus forte induit une impression plus sophistiquée. Avec là aussi un coût supplémentaire puisque le papier écru est remplacé par du papier blanc et l’impression une couleur par deux à quatre couleurs. Pour protéger cette impression, certaines marques demandent à la recouvrir d’une coiffe, générant encore un coût supplémentaire, et accentuant également l’épaisseur du PAV, ce qui réduit l’espace utile pour les produits.

Quel surcoût accepter ?
Autre frein des nouvelles générations de PAV: leur mécanisation et la remise en cause des lignes de conditionnement existantes. «L’adoption de ces emballages ne pose pas de problème dès lors que le conditionnement est assuré manuellement, ce qui n’est pas le cas dans un conditionnement automatique» souligne Patrice Collet, directeur développement commercial SCA Packaging. Face à cette problématique, «les marques vont devoir intégrer le PAV en deux temps : modifier d’abord les emballages existants, puis optimiser leurs lignes de production» observe P. Lafont. Cette deuxième étape va demander du temps.

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