Bio Intelligence Service a appliqué la méthode définie par la norme ISO 14 044 qui, rappelons-le, encadre la méthodologie mais ne précise pas quels indicateurs d’impacts environnementaux il faut retenir, si ce n’est qu’ils doivent être pertinents et robustes. « Ce que nous avons fait, assure Aymeric Schultze de BIS. Nous avons sélectionné cinq indicateurs sur la base des préoccupations environnementales actuelles et de la robustesse de la méthodologie de quantification de ces indicateurs ». En l’occurrence : le réchauffement climatique, la consommation d’énergie d’origine non-renouvelable, la consommation de ressources non-renouvelables, l’acidification de l’air et l’eutrophisation, avec un focus sur le premier. Les données qui ont servi à l’étude sont les données bibliographiques disponibles et les inventaires fournis par des organismes reconnus, a indiqué A. Schultze. Notamment ceux de l’Ademe – Gestion des déchets – France – 2006. Le périmètre de l’ACV des emballages alimentaires en carton de Tetra Pak a cerné le seul marché français, et a comparé ses emballages (Tetra Brik Aseptic , Tetra Prisma Aseptic ) avec les bouteilles plastiques en PEHD et PET et les bouteilles en verre, sur les formats de 1 L et 250 ml, et pour deux marchés : celui du lait et des jus de fruits. Texte Alternatf L’ACV a retenu, comme l’indique le modèle de la norme, les quatre étapes du cycle de vie : fabrication des matériaux de l’emballage, le remplissage et le conditionnement, la distribution et la fin de vie. Ont été exclus de l’étude les impacts liés au contenu de l’emballage (lait et jus de fruits), le stockage en magasin, et le transport du produit chez le consommateur. La spécificité de la gestion des déchets ménagers française a été également prise en compte. Au-delà des résultats (voir étude jointe), cette ACV a mis en lumière deux facteurs majeurs, a souligné Patrick de Noray, directeur Environnement de Tetra Pak France. « Le facteur de l’emballage recyclé n’est pas forcément celui qui possède la plus faible empreinte écologique, en revanche la fabrication et l’origine des matériaux sont les premiers facteurs déterminants qui font la différence ». Ce qui s’avère être le cas, par exemple, pour la bouteille en plastique pour le lait « mais elle est davantage triée que la brique explique Tetra Pak France qui s’est engagé à mettre les moyens pour améliorer le recyclage de ses emballages afin d’arriver à 50% rapidement contre 31% aujourd’hui. Quant aux résultats, l’ACV démontre que les impacts environnementaux des emballages de Tetra Pak sont significativement inférieurs à ceux de la bouteille plastique PEHD et PET, quel que soit le format, 1 L ou 250 ml, et sur les deux marchés pris en compte, donc celui du lait et celui du jus de fruits.

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