Pour les quelques 120 salariés, "il y a quatre semaines de congés payés sur cette période. Le temps restant", soit 22 semaines, "devrait se décomposer dans la plupart des cas pour moitié en temps de formation et pour l'autre moitié en chômage partiel", a expliqué à l'AFP le directeur des ressources humaines de la division papier en France, Jean-Marie Delnef. La direction propose "une garantie de rémunération nette équivalente à celle qui aurait été perçue en temps normal", a-t-il ajouté. Syndicats et direction doivent se retrouver lundi pour signer un accord sur ces conditions d'indemnisation". Cette adaptation provisoire du volume de production est rendue nécessaire par une conjoncture difficile sur le marché du papier recyclé pour emballage et la baisse correspondante des volumes de ventes", indique dans un communiqué la division papier en France de Smurfit Kappa."Notre grosse inquiétude, c'est qu'au bout de six mois, ça ne redémarre pas. Nous craignons que Smurfit Kappa veuille faire une opération immobilière importante sur ce terrain", a expliqué à l'AFP le secrétaire fédéral de la Filpac-CGT (industries du livre, papier et communication) Patrick Bauret. Installée depuis le début du XXe siècle en bord de Seine, l'usine de 17 hectares se trouve à proximité du quartier d'affaires de La Défense. Début mars, la mairie communiste de Nanterre avait annoncé dans un communiqué que le groupe Smurfit Kappa étudiait "les propositions d'évolutions des 17 hectares de l'emprise foncière". A l'époque, le groupe n'avait pas souhaité réagir. "Notre objectif c'est de redémarrer dans six mois. Sinon, nous aurions déjà fermé", a affirmé M. Delnef. Avec de nombreux sites en Europe dans ce secteur, Smurfit Kappa déclare une production annuelle de 3 millions de tonnes de papier recyclé.

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