Si les résultats (en tonnage) du 1er trimestre 2009 sont, pour toutes les composantes de l’emballage papier-carton de Cofepac, négatives (papier pour ondulé -11,5%, carton plat, -16%, papiers d’emballage -26,3%, carton ondulé -12%, cartonnage pliant -5%, et sacs indusriels -24% mais en nb de sacs), les industriels notent tous actuellement “un rebond”, un “redémarrage tranquille” ou un “réel frémissement”. Cette situation s’explique par un destockage qui semble avoir atteint ses limites, auquel succède un mouvement de “restockage”. Toutefois, la situation est contrastée suivant les marchés d’application, les régions et les secteurs. Ainsi, si l’alimentaire, la cosmétique et la pharmacie se maintiennent relativement bien, en revanche les secteurs vinicole, le petfood, et les matériaux de construction notamment soufrent davantage, ce qui induit des baisses notamment dans le domaine de l’ondulé ou des sacs en papier. Les régions de l’ouest, plus agro-alimentaires, s’en sortent mieux que les régions du nord et de l’est qui, elles, sont plus touchées. Dans le domaine de l’ondulé qui retrouve des couleurs, “les carnets de commandes sont assez bien remplis mais sans pour autant que l’on puisse parler de lame de fond”. Les fermetures effectives ou annoncées de papeteries qui équivalent à environ 500 000 tonnes ont permis de réguler l’offre par rapport à la demande, mais ces arrêts n’éviteront pas une situation surcapacitaire dans le papier pour ondulé en 2012, notamment en provenance de sites en Allemagne. Alors qu’en 2000, la France couvrait 13% des capacités en ppo et l’Allemagne 18%, en 2009 les pourcentages sont passés de 11% pour la France et 25% pour l’Allemagne, et cet écart va donc encore se creuser, ont dénoncé les industriels du secteur du papier–carton. Du côté du cartonnage, si la situation n’est pas brillante en particulier du côté des coffrets et du tube qui connaît un net ralentissement depuis le début de l’année, en revanche, la situation est globalement positive. Les trésoreries des entreprises sont suffisamment bonnes pour résister et si le mouvement de hausse de commandes observé en ce moment devait se prolonger, ce secteur pourrait connaître une année stable. Mais quoiqu’il en soit, tous les représentants des organismes réunis au sein du Cofepac ont fait preuve de grande prudence pour les mois qui viennent du fait qu’il y a encore “beaucoup d’incertitudes”. Globalement, le taux d’utilisation des machines, tous secteurs confondus, est en recul de 10 points comparé à celui de l’an dernier à la même époque. Voir aussi bonus du 15 juin 2009.

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