L’occasion pour elle de dresser le bilan de ses actions et dessiner les perspectives à venir.
Dix ans après la création de l’ACN, le taux de recyclage des briques atteignait 8%, mais dix ans plus tard, c’est un bond significatif qui a été entrepris puisque ce taux était de 43%, l’an dernier. En 2001, le recyclage de la brique atteignait 15000 tonnes, en 2003, 25000 tonnes, et en 2008, 35000 tonnes. L’Association poursuit son action avec deux axes prioritaires : l’éducation des générations futures, et la recherche de débouchés pour les composants PE et aluminium afin que l’emballage brique qui, composé à 75% de carton issu du bois, soit 100% recyclable et 100% recyclée. «Le PE et l’aluminium sont aujourd’hui recyclés et utilisés notamment pour la fabrication de pieds de vignes et de matériel urbain, mais nous travaillons à trouver d’autres débouchés et nous espérons prochainement annoncer le recyclage à 100% des trois matériaux» a déclaré l’actuel président d’ACN, Patrick de Noray. Actuellement, environ 3000 tonnes de PE/ALU sont recyclées en granulé près de Nevers, alors que le gisement est de 9000 tonnes (bonus du 16 nov.2010 et 1 janv.2011). En 2010, avec la société Novatissue (groupe italien Lucart) située près d’Epinal, le recyclage a trouvé un nouvel acteur. L’objectif de la société est de recycler 11000 tonnes en 2011 et 35000 tonnes de carton issues des briques alimentaires en 2013. Ce qui servira à fabriquer des papiers d’essuyage.

Texte Alternatif Parallèlement, depuis 1990 de nombreuses actions ont été conduites pour «apprendre» le recyclage et la collecte aux jeunes générations. Dans ce contexte, et sous le mandat de René Hautin, président de l’ACN de 1990 à 97, sont lancées notamment l’opération Robin des briques en 1994, et en 96 l’opération Brikkado en partenariat avec l’Unicef. En 2008, les actions sont orientées davantage vers la défense ses forêts avec «je plante contre l’effet de serre». En juin 2010, des arbres dans le Var (près de Toulon) ont été plantés sur un massif des Maures dévasté par un incendie. Au printemps prochain, il est prévu de remplacer les arbres qui n’ont pas survécu.
L’Association a aussi beaucoup travaillé avec Eco Emballages et les communautés de communes pour inclure les briques dans le recyclage. En 2009, plusieurs analyses de cycle de vie –ACV sont présentées soulignant l’avantage environnemental de la brique comme emballage pour liquides alimentaires. Aujourd’hui, toutes les briques alimentaires produites par les membres de l’Association utilisent du carton issu de bois provenant de forets répondant aux standards du FSC et du PEFC. Les analyses de cycle de vie menées respectivement par BIO intelligence service en 2008 et IFEU en 2009 ont démontré que les briques alimentaires notamment pour lait, jus, soupes et sauces, avaient une empreinte carbone inférieure à celles des autres matériaux d’emballage, a rappelé P. de Noray.
Texte Alternatif Soutenant les objectifs du Grenelle de l’Environnement, les membres se sont engagés à réduire leur émissions de carbone. L’objectif de réduction d’Elopak était de 15% d’ici fin 2010, celui de SIG Combibloc de 40% d’ici 2015 et une économie de 35% d’énergie dans le monde entier, et celui de Tetra Pak était de 10% en chiffres absolus entre 2005 et 2010, tout en augmentant sa production.
Rappelons qu’environ 100 000 tonnes de briques alimentaires sont mises sur le marché en France chaque année, que 10 arbres sont plantés pour 6 récoltés chaque année en Finlande, qu’une brique alimentaire vide et sans bouchon pèse 26 g. Un camion rempli de briques alimentaires est constitué de 95% de produit et seulement de 5% d’emballage (palette et emballage secondaire inclus), indique l’ACN.

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