Dans l’étude «Etat des Lieux du parc des centres de tri de recyclables secs ménagers en France - Mars 2013» réalisée pour le compte de l’Ademe par Terra S.A, on relève qu’en 2011, le parc de centres de tri français (inclus DROM) était composé de 253 installations.

Il a traité 2 904 kt de collectes séparées issues des ménages et assimilés. Ces centres de tri ont produit 2 848 kt de matériaux triés dont 481 kt de refus de tri. L’écart de 1, 9% entre le tonnage entrant et sortant correspond à la freinte des centres de tri. En moyenne, un centre de tri traite environ 11 000 tonnes par an de RSOM, mais d’importantes différences existent au sein du parc : certains centres trient 2 000 tonnes, d’autres trient plus de 40 000 tonnes par an.

Pour le flux issu des ménages et assimilés, 72% des collectes qui arrivent en centres de trisont collectées en multimatériaux, le reste est collecté en bi-flux (23%) ou correspond à des cartons de déchèterie (4%). La proportion des flux réceptionnés entre bi-flux et multimatériaux est variable d’une région à l’autre.

A l’échelle du parc, les flux sortants sont composés à 71% de matériaux fibreux, 3,5% de métaux, 8,5% de plastique et 16,9 % de refus. Pour le taux de refus, la typologie du bassin de chalandise a été identifiée comme le critère le plus impactant. Le taux de refus tend à augmenter lorsque le bassin de chalandise est de type urbain ou urbain dense.
Compte tenu d’un système national de soutien des matériaux triés, l’équilibre entre les matériaux produits est globalement homogène d’un site à l’autre.

L’analyse du niveau technologique des centres de tri indique de fortes disparités régionales vraisemblablement dues à des stratégies de développement local différentes et à des caractéristiques spécifiques des territoires ; les centres de tri présentant un haut niveau technologique assurent majoritairement le tri des collectes séparées multimatériaux de bassins de chalandise urbain; 45% des tonnages sont traités dans des centres de tri équipés de machine de tri optique des plastiques dont 13 % sont également équipés de tri optique des fibreux.

Le nombre total d’emplois directs générés par l’activité de tri des collectes séparées est estimé à environ 7 000 dont environ 5500 opérateurs de chaîne. La productivité par opérateur de chaîne augmente graduellement avec le niveau technologique : 250 tonnes triés génèrent un emploi dans un centre de tri manuel, il en faut 526 dans un centre de tri très automatisé.

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