«La confiserie est un secteur qui sait renouveler le plaisir du bonbon» a déclaré Florence Pradier, secrétaire générale du Syndicat de la Confiserie en présentant les chiffres 2015 de la profession.

Avec près de 83 entreprises dont 94% de PME, elle se présente comme étant «partie intégrante du patrimoine gastronomique régional» et espère faire reconnaître le métier de confiseur. Le 9 octobre, elle lancera la 9é édition de la Journée des petits plaisirs.

L’offre de ce secteur rassemble plus de 600 spécialités régionales et plus de 20 variétés de confiseries, des savoir-faire transmis depuis 150 ans pour un certain nombre.

Avec 3,5 kilos (source : Alliance 7) de bonbons croqués ou sucés chaque année, soit l’équivalent d’un bonbon par jour et par personne, les Français ont une consommation raisonnable qui les place en 9ème position en Europe, loin derrière les Suédois avec 7,8 kg de bonbons consommés, les Danois (6,6 kg) et les Allemands (5,5 kg).

En 2015, les ventes en GMS se sont élevées à 1 199 millions d’euros soit +0,3% en valeur par rapport à 2014 et une progression de +1,8% depuis 2010 (Source Alliance7). Au 1er semestre 2016, le marché total des ventes en GMS (hyper et super) enregistre une progression de +1,8% en valeur et +1,4% en volume (période 2è sem. 2015 au 1er sem. 2016).

Texte AlternatifParmi les grandes catégories du marché de la confiserie, les bonbons et sucettes arrivent en tête ; ils totalisent 52,5% des parts de marché, avec une progression de +3,1% sur 1 an et de près de 24% depuis 2010.

En 2015, sur ce segment qui a réalisé la plus forte progression avec +2,8% en valeur, les bonbons gélifiés citriques (+5,8% en valeur et +4,6% en volume) représentent près de 23% en valeur du marché des bonbons et sucettes.
Les chewing-gums, qui captent à eux seuls 26,8% des parts de marché, sont en légère décroissance, à l’exception des chewing-gums dentaires avec +2,7% en valeur.

La petite confiserie de poche se place à la 3ème position avec 13,6% des parts de marché. Ces ventes ont légèrement diminué en 2015 (-1,7%). Quant aux spécialités de confiserie de sucre, elles totalisent 7,1% des parts de marché et affichent une stabilité sur l’année mais, en revanche, elle est la famille de produits la plus exportée (source Panel distributeurs IRI). Ainsi, nougats, pâtes d’amandes, calisson captent 37% des volumes exportés.

Texte AlternatifPour une production totale d’un peu plus de 228 000 tonnes, un quart des confiseries fabriquées en France est exporté. La progression à l’export a été de +20% en 5 ans, grâce essentiellement à la qualité et à la richesse de l’offre, mais aussi à la capacité Texte Alternatifd’innovation (emballages, process de fabrication, nouveautés produits, etc…), estime la profession.

La France exporte de plus en plus à l’international (hors UE), notamment aux Etats-Unis, en Suisse, en Norvège et au Japon, mais aussi dans les pays émergents.

Avec 6 939 tonnes d’importations, l’Allemagne reste le premier client du secteur français de la confiserie, avant la Belgique (6 477 tonnes), l’Espagne (4 481 tonnes) et l’Italie (4 189 tonnes).

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