Suite au programme chinois «National SWORD», plusieurs catégories de déchets sont désormais interdites à l’importation en Chine comme, par exemple : certains plastiques, les papiers en mélange, les matières textiles (par exemple laine et coton), les laitiers, scories, (autres que les laitiers granulés), croutes d’oxydes et autres déchets provenant de la fabrication du fer ou de l'acier, indique Federec.

«Le but de ce programme est de limiter, voire d’interdire, l’importation de certains déchets sur le territoire national en limitant les licences d’importations des usines chinoises, et en fermant définitivement celles qui ne respectent pas les normes environnementales, les autorisations d’importation ou les conditions techniques. Il faut donc s’attendre à une très forte limitation des volumes, voire l’arrêt des importations» avertit Federec qui précise que «l’interdiction soudaine d’exporter de nombreux produits en Chine engendre dès à présent une augmentation des stocks sur les marchés qui les produisent. L’impact de cette décision est mondial et a des conséquences en Europe et dans tous les pays exportateurs de ces matières».

Les plastiques sont particulièrement touchés puisque 8 familles sont concernées, principalement issues des plastiques triés, en mélange, ou «à laver» (PE, films plastiques, styréniques, PVC, PET, PET Bouteilles, PC CD/DVD, autres déchets et rebuts plastiques).

9 millions de tonnes de plastiques sont importés par la Chine tous les ans. A ce jour, la capacité des autres usines mondiales n’est pas en mesure de consommer ces volumes aujourd’hui importés par la Chine.
«Cette absence de débouchés oblige notre profession à prendre des mesures drastiques sur les volumes et les qualités aujourd’hui collectés (surtri, lavage, valorisations alternatives) et à chercher en urgence des solutions de substitution afin d’en limiter les productions».

Federec, qui précise que ses centres de tri n’ont pas les capacités de «stockage suffisantes», estime que cette décision aura un impact dans la durée et va obliger tous les pays producteurs de ces matières «à en repenser la fabrication, voire à se repenser en matière de gestion de leurs déchets, et ce, à plusieurs niveaux : Création d’unités de lavage ; Amélioration du tri des matériaux ; Redéfinition des normes et standards de qualités ; et Création d’unités de production nationales».

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