Systématiser et inciter économiquement à l’éco-conception des produits doit amener les industriels à repenser leur modèle de production en incorporant plus de matière première recyclée et biosourcée en particulier pour le plastique.

L’objectif s’inscrit dans le cadre d’une politique européenne ambitieuse en la matière : augmenter de 50% la quantité de matière plastique recyclée en France d’ici 2020.explique le Ministère de la Transition écologique.

Texte Alternatif«L’éco-conception est le modèle de demain. Il s’agit d’un enjeu écologique et économique. Nous avons toute une filière industrielle française à développer qui créera des emplois sur nos territoires» a rappelé Brune Poirson à l’occasion de son déplacement dans les locaux de Machaon à Châlons-en-Champagne.

L’entreprise recycle en France des films plastiques ménagers issus de la collecte sélective. Elle produit chaque mois plus de 700 tonnes de granules de plastiques recyclés prêtes à être réincorporées dans de nouveaux produits (sacs poubelles, tuyaux…).

Lors de sa visite, Brune Poirson a annoncé également plusieurs mesures étudiées par le gouvernement et soumises à la consultation publique :

• Incorporer davantage de matières premières issues du recyclage dans les nouveaux produits. Par l’engagement volontaire de l’ensemble des acteurs d’ici la fin de l’année. En l’absence de tels accords, la possibilité d’obligations règlementaires pourrait être exercée ;

• Intégrer l’éco-conception dans les pratiques des entreprises. En organisant les Assises de l’éco-conception pour mobiliser le tissu économique et en développant de nouveaux emballages biodégradables ou biosourcés ;

• Soutenir économiquement l’éco-conception. Par la mise en place d’accords volontaires ou d’incitations économiques en direction des producteurs ;

• Accompagner l’investissement productif. En mobilisant des leviers économiques ou fiscaux pour soutenir la réalisation de nouvelles unités de recyclage ;

• Mobiliser les financements privés. En activant les outils de la finance verte (label Transition énergétique et écologique pour le climat – TEEC, green bonds,) ;

• Gérer les ressources de façon plus soutenable. Par la mise en œuvre, entre autres, d’un premier «plan ressources France» pour les ressources jugées les plus stratégiques ;

• Adapter les compétences professionnelles pour mieux produire. En faisant évoluer l’ensemble des formations initiales et continues vers des programmes tenant compte des besoins de l’économie circulaire. En accompagnant les entreprises, dont les acteurs de l’économie sociale et solidaire, dans l’évolution de leurs métiers.

Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support