Avec ses 85 usines et 75 entreprises en France, l’Union française des industries des Cartons, papiers et cellulose emploie 12 300 salariés et déclare un chiffre d’affaire de 5,9 milliards d’euros en 2017. Elle reste exportatrice avec 53% de la production vendue à l’étranger. Les bilans selon les secteurs d’activité qui composent cette filière sont contrastés.

Si le résultat global est positif, il n’est pas encore suffisant, a nuancé P-A. Lacour. En effet, si la production industrielle française de papiers et cartons a continué de se redresser depuis 10 ans, elle reste à 8 points en deçà du niveau de 2007. Elle se situe en dessous de la moyenne européenne, qui a augmenté en 2017 de + 1,5%, soit sa plus forte hausse depuis 2010.

Si la production papetière (1) a augmenté de 0,5% en volume, l’emballage enregistre une croissance plus soutenue de 1,7% en 2017. Segment moteur, il s’est développé ces dernières années jusqu’à représenter 56% de l’industrie papiers cartons.

Parmi les trois types d’emballages que cette activité recouvre (cartons plats, papiers pour ondulé et papiers d’emballage souple), c’est le papier pour ondulé qui réussit le mieux, notamment grâce à une augmentation de 4% de la demande en Europe suite au regain de l’activité manufacturière et agroalimentaire.

Pour les deux autres, la production reste stable malgré un début d’année difficile dû à quelques problèmes techniques ayant causés des arrêts de production. Celle de cartons plats reste identique à celle de 2016, tandis que celle de papiers d’emballage souple perd deux points. Une baisse structurelle amortie par une importante demande liée à la montée du bio et au drive. Cette année, Copacel s’attend à une forte demande dans les cartons plats, et une demande maintenue pour le carton ondulé.

« 2018 sera Ă©galement l’occasion d’évaluer l’impact rĂ©el sur l’industrie papetière des mesures adoptĂ©es en 2017. Notamment les consĂ©quences de la dĂ©cision de la Chine de limiter ses importations de dĂ©chets (dont les papiers et cartons en mĂ©lange). Ce qui pourra en Europe Ă  la fois induire une augmentation de l’offre des fibres rĂ©cupĂ©rĂ©es, et donc favoriser le dĂ©veloppement industriel, mais Ă©galement avoir comme effet nĂ©gatif avec une dĂ©gradation de la qualitĂ© ».

(1) Regroupe les papiers d’hygiène, l’emballage et conditionnement, et les papiers à usages graphiques.

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