« Ce projet de directive propose des interdictions et des restrictions de mise sur le marchĂ© et ne cible pas la cause centrale des dĂ©chets marins : les incivilitĂ©s. Ce n’est pas en interdisant les couteaux en plastique qu’on rĂ©pondra au dĂ©fi de la pollution des ocĂ©ans, mais via une sensibilisation et une Ă©ducation des citoyens » a dĂ©clarĂ© Emmanuel Guichard, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral d’Elipso.

Il ne faut pas oublier que 80% des dĂ©chets marins plastiques proviennent d’Asie et 1% d’Europe, indique l’organisation professionnelle. « 1% c’est dĂ©jĂ  trop, l’Union EuropĂ©enne devrait aider les pays qui gĂ©nèrent le plus de dĂ©chets marins Ă  mettre en place de vĂ©ritables infrastructures pour une meilleure gestion et valorisation des dĂ©chets » rappelle Emmanuel Guichard.

Elipso reprend aussi les propos de la commissaire Elzbieta BieĹ„kowska : « Il ne s’agit pas d’un appel Ă  une Ă©conomie sans plastique .... Par exemple des emballages lĂ©gers et innovants permettent d’éviter des Ă©missions de CO2 durant le transport et permettent de rĂ©duire le gaspillage alimentaire tout en prĂ©servant la sĂ©curitĂ© sanitaire ».

En France, une grande partie de ces mesures ont déjà été mises en place pour les emballages. Depuis juillet 2016, les sacs plastiques à usage unique inférieurs à 50 microns (dits sacs de caisses) ont été interdits, les gobelets de boissons et les assiettes verront leur usage réduit au 1er janvier 2020. Par ailleurs tous les emballages ménagers en France sont inclus dans la filière REP (Responsabilité Elargie des Producteurs).

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