L’Afipa estime que cette mesure est source de confusion pour les patients, et qu’elle n’est soutenue par aucune donnée objective, en particulier concernant les médicaments d’automédication.

Dans son communiqué [•••], l’Afipa conteste le chiffre de 30% d’erreurs médicamenteuses avancés par l’Ansm et «qui sont présentées en lien avec les conditionnements sans indiquer la part de ces erreurs commises en ville ou à l’hôpital ou même sans connaître les circonstances et le cadre de survenue de ces signalements» relève l’Afipa.

L’Afipa se réfère au Bulletin Vigilances d’octobre 2016 de l’Ansm, sur les 186 types de confusion recensés depuis 2005, seuls 5 sont dus à des types de confusions de médicaments d’automédication par voie orale entre eux.

Texte Alternatif«Quand on sait que les médicaments d’automédication représentent un médicament vendu sur sept à l’officine, ce taux extrêmement bas démontre l’incohérence de cette mesure qui ne se justifie pas au vu de ces chiffres. En revanche, la mise en place de cette recommandation risque d’apporter un facteur de confusion pour le patient» analyse l’Association.

L’Association alerte en revanche sur le fait que les accidents susceptibles d’être causés par cette nouvelle recommandation - ce que démontre une étude réalisée en avril 2018 - seront de la responsabilité exclusive des autorités qui l’ont endossée, dit-elle.

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