Selon les sénateurs, cette interdiction ne semble pas opportune pour trois raisons :

• « La première est sanitaire : l’eau en bouteille n’a jamais contenu et ne contient pas de perturbateurs endocriniens. Au contraire, l’eau du robinet est bien plus exposĂ©e Ă  des contaminations. Ainsi, une enquĂŞte de l’UFC Que Choisir de 2017 rĂ©vĂ©lait que "si près de 96% des consommateurs peuvent boire leur eau en toute confiance, 2,8 millions d’entre eux ont en revanche une eau polluĂ©e par notamment les pesticides, les nitrates ou le plomb". Le principe de prĂ©caution doit donc valoir : nous ne devons pas exposer automatiquement nos enfants Ă  ces risques avĂ©rĂ©s. Il faut laisser chaque territoire dĂ©cider de la bonne attitude Ă  avoir pour protĂ©ger les personnes fragiles (enfants, malades, personnes âgĂ©es). En cas de pollution ponctuelle ou accidentelle des eaux du robinet, que faire si l’eau minĂ©rale en bouteille est interdite ? ».

• « La deuxième est que l’argument Ă©cologique prĂ©sentĂ© par l’auteur de cet article ne tient pas : il n’y a pas un type d’emballage plastique mais tout une typologie de plastiques qui rĂ©pondent Ă  des rĂ©alitĂ©s diffĂ©rentes, et surtout qui sont adaptĂ©s Ă  chaque contenu. En ce qui concerne les bouteilles d’eau en plastique, elles sont 100% recyclables. Le secteur travaille Ă  la mise en place d’engagements volontaires et Ă  un plan d’action dĂ©diĂ© pour accĂ©lĂ©rer le taux des collectes des bouteilles ».

• « Enfin la dernière raison est Ă©conomique : on ne peut dĂ©cemment supprimer ainsi un marchĂ© industriel entier sans aucune mesure d’impact Ă©conomique prĂ©alable. Sans compter que le champ d’application très vaste de l’interdiction, Ă  savoir la restauration collective, n’est pas rĂ©aliste au niveau industriel ».

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