Texte AlternatifCrĂ©Ă©e il y a 20 ans, la sociĂ©tĂ© Col de Cygne, situĂ©e près de Lille, a dĂ©marrĂ© son activitĂ© avec le conformateur qu’elle fabrique de A Ă  Z Ă  partir des plaques de mĂ©tal (alu et inox). Une pièce «phare» des machines d’emballages, et particulièrement des ensacheuses, estime le dirigeant de la sociĂ©tĂ©. Carlos Rodriguez a plus de 30 ans d’expĂ©rience dans le domaine de l’emballage. Progressivement, la sociĂ©tĂ© a gagnĂ© sa rĂ©putation sur deux critères, selon son gĂ©rant : qualitĂ© et dĂ©lai. Et c’est avec cette mĂŞme approche qu’il a dĂ©cidĂ© de se lancer sur le marchĂ© de l’ensacheuse verticale. Un marchĂ© très concurrentiel, reconnaĂ®t-il. Mais avec plus de 600 industriels clients de ses conformateurs, il a eu le temps d’identifier les dĂ©faillances des machines existant sur le marchĂ© pour remplacer ce qui ne va pas.

Texte AlternatifPour que le client soit 100% satisfait, la recette de Carlos Rodriguez se dĂ©cline en trois points : qualitĂ©, fiabilitĂ© et simplicitĂ© d’utilisation. «Avec les deux premiers points, j’intègre dans nos ensacheuses les meilleurs composants - en l’occurrence SEW Ucomo pour le moteur, Siemens pour l’automatisme, et pour le pneumatique SMC ou Festo». Concernant la simplicitĂ© d’utilisation, «le problème d’une ensacheuse vient le plus souvent du rĂ©glage et de la traction du film par les courroies : pour moi, c’est le point le plus sensible d’une ensacheuse». Et le gĂ©rant sait de quoi il parle. Avant de crĂ©er sa sociĂ©tĂ©, il a travaillĂ© pendant plus de 7 ans chez un conditionneur Ă  façon, et depuis 20 ans, il a vu toutes les ensacheuses du marchĂ©, et sur nombre d’entre elles il a montĂ© ses conformateurs. Un poste d’observation idĂ©ale pour repĂ©rer les faiblesses de l’ensacheuse, toutes marques confondues. Pour lui, pas de doute, elles rĂ©sident dans les courroies de traction.

Carlos Rodriguez s’est alors replongĂ© dans la conception de vieilles machines allemandes qui, elles, avaient adoptĂ© la technologie des mâchoires pour tirer le film. «J’ai donc dĂ©veloppĂ© une ensacheuse qui remet ce processus au goĂ»t du jour». Et en quoi sont-elles meilleures que les courroies ? «L’effort de traction est uniforme. On pince et on tracte le film sur toute sa largueur, rĂ©pond–t-il, alors qu’avec des courroies, il peut y avoir un dĂ©sĂ©quilibre du film de gauche Ă  droite. Pour dĂ©caler le film, nous avons mis une molette plus facile Ă  rĂ©gler que de passer par un Ă©cran tactile».

Autre caractĂ©ristique des ensacheuses de Col de Cygne : la suppression de toutes les options «qui, le plus souvent, ne servent Ă  rien». Ce qui ne veut pas dire que la sociĂ©tĂ© n’en proposera pas. Mais elles seront totalement justifiĂ©es. Ainsi, pour les soudures, la sociĂ©tĂ© qui a adoptĂ© la barre thermique peut aussi intĂ©grer - pour un film spĂ©cifique en PP, par exemple, une barre de soudure avec jet d’air de refroidissement ou une barre chaude pour film complexe, accouplĂ©, co-extrudĂ©, PP, cellophane. «Nous sommes surtout des concepteurs de machines sur-mesure» insiste Carlos Rodriguez.

Le cĹ“ur de gammes des ensacheuses Col de Cygne, reprĂ©sentĂ© par le modèle CC60-2, est d’ores et dĂ©jĂ  commercialisĂ© avec une cadence de production de 60 sachets/minute. «Dans 70% des cas, les industriels tournent Ă  moins de 40 cps/min». D’ici l’an prochain, la gamme sera proposĂ©e avec trois technologies diffĂ©rentes : une machine simple d’utilisation, une machine de grande cadence et une machine adaptĂ©e aux sachets plus complexes de type Quattro seal, avec pour chacune deux formats de sachets proposĂ©s : X et XL (voir ci-dessous).

Les ensacheuses, qui sont toutes en inox, ont Ă©tĂ© testĂ©es avec le matĂ©riau le plus difficile Ă  formater pour ces machines : le papier, confie C. Rodriguez. Ses machines acceptent donc tous les types de film simples ou complexes. Elles se distinguent Ă©galement par leur compacitĂ© (2 m2 au sol) et leurs portes transparentes. Elles sont destinĂ©es aux secteurs de la confiserie, du snack, des produits humides (surgelĂ©, pet food…).

Leur facilité d’utilisation et leur souplesse leur permettent aussi de répondre à un marché en croissance que représente le circuit court pour les maraîchers. Un agriculteur s’est montré intéressé pour emballer ses pommes de terre, un autre ses choux de Bruxelles… Tout comme elles peuvent intéresser un marché, également en croissance, les mini-sachets mono-doses.

Une première machine type Quattro Seal devrait être commercialisée début janvier chez un torréfacteur français. Elle sera mise en ligne avec une machine Col de Cygne qui fabrique et conditionne des dosettes de café, autre activité de la société.



Col de Cygne assure elle-mĂŞme l’usinage et le fraisage de toutes les pièces qui composent ses conformateurs et dĂ©sormais ses machines d’ensachage. L’entreprise s’est Ă©quipĂ©e rĂ©cemment d’un centre d’usinage Ă  commande numĂ©rique 3 axes et de logiciels Top Solid destinĂ©s Ă  l’usinage de pièces en 3D (ex : moules de thermoformages, pièces complexes, etc.). Elle dispose Ă©galement d’une machine Ă  dĂ©coupe jet d’eau L’entreprise a Ă©galement fait construire ses 3 tours Ernault de fabrication française qui a permis de leur redonner la capacitĂ© d’usiner des pièces avec une prĂ©cision de 0,001 millimètre. Cette annĂ©e, Col de Cygne recrute une dessinateur industriel expĂ©rimentĂ© et 2 apprentis ingĂ©nieurs de l’ICAM.

Extrait de la revue n° 632 - Octobre 2018. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support