Selon le PrĂ©sident de Federec, il faudrait revenir Ă  l’essence mĂŞme du problème, Ă  savoir la quantitĂ© de dĂ©chets Ă  recycler, trop importante selon lui. «Les externalitĂ©s nĂ©gatives ne sont pas suffisamment prises en compte : si l’on s’occupait vraiment de la transition Ă©cologique efficacement, on rĂ©duirait les coĂ»ts liĂ©s aux catastrophes naturelles, aux maladies inhĂ©rentes Ă  la pollution, au raffinement des matières fossiles ou encore aux frais de dĂ©pollution». Cela coĂ»te plus cher, Ă  long terme, d’après le PrĂ©sident.

Dans ce contexte, il estime que la fiscalité est un levier important, pour à la fois s’assurer les moyens pour agir, et avec le caractère incitatif et/ou dissuasif des taxes, de faire changer les comportements, dans la continuité du «pollueur – payeur» adoptée il y a de nombreuses années.

«On a cette chance d’avoir la capacité d’interchanger entre matière fossile et matière recyclée, sans changer le process, simplement en fonction des prix du marché» a souligné J.P Carpentier. Il s’agirait donc que d’une question de volonté pour évoluer dans nos modes de production, et donc, de consommation.

«Je rêve de pouvoir faire asseoir à la même table les metteurs de mise en marché, les fédérations de producteurs, les collectivités territoriales et les représentants de citoyens afin d’aller vers un intérêt général plutôt que de sans cesse se diriger vers des intérêts particuliers…» a-t-il ajouté.

Une TVA incitative sur les produits d’origine recyclée serait aussi un moyen de lutter contre l’opinion relative des citoyens pour qui «c’est recyclé donc c’est du moins haut de gamme» comme l’a souligné Audrey Pulvar, Présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme (ex Fondation Nicolas Hulot) qui animait aussi cette conférence.

Les deux Présidents ont par ailleurs évoqué leurs doutes quant à la politique des «petits pas» du gouvernement.

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