Si les acteurs de la filière sont prêts à investir, ils ne peuvent le faire que dans des conditions économiques et réglementaires adaptées à l’essor de l’économie circulaire en France, disent-ils. La CME commente les six projets concrets. D’autres projets transversaux notamment sur les innovations technologiques en matière numérique viennent compléter ces projets.

1. Développer l’incorporation de matières premières de recyclage. La CME estime qu’il faut aller plus loin que les engagements volontaires d’incorporation de matières premières de recyclage énoncés en juin dernier, et ne pas limiter les besoins d’accroissement des capacités d’incorporation aux seuls plastiques. Dans ce contexte, le travail entre les industriels du recyclage et les industries utilisatrices de matières visant à adapter au plus juste la qualité des matières de recyclage aux attentes réelles des utilisateurs et à améliorer durablement la compétitivité économique des matières premières de recyclage par rapport aux matières vierges via l’expérimentation d’un mécanisme économique incitatif. doit participer à la diminution progressive des quantités de déchets qui partent en stockage, dès lors qu’ils trouveront alors des solutions de recyclage.

2. Accompagner la croissance des besoins en valorisation énergétique des fractions non recyclables/Combustibles Solides de Récupération – CSR. La CME estime que ce projet doit permettre l’émergence d’une véritable filière de consommation de CSR, qui a du mal à voir le jour en France à la différence d’autres pays européens, en raison, dit-elle, notamment, de son manque de compétitivité par rapport aux énergies fossiles. Cette filière permettra d’apporter une solution locale de substitution aux énergies carbonées importées et détournera des tonnages du stockage de déchets.

3. Accompagner les acteurs sur la recyclabilité. L’éco-conception, plus particulièrement la recyclabilité réelle d’un produit, est la première étape vers une économie circulaire, commente la CME. Aujourd’hui, les acteurs concernés travaillent encore trop en silos rendant très difficile l’anticipation de la fin de vie des produits. Ce projet doit aboutir à la création d’un centre d’expertise à même d’identifier puis de réduire drastiquement les quantités de produits manufacturés non recyclables mis sur le marché et éviter, ainsi, de reproduire les écueils du PET opaque.

4. Accélérer la robotisation des centres de tri. L’industrialisation des centres de tri vise à la fois à augmenter les cadences de tri tout en améliorant les conditions de travail des opérateurs. En s’appuyant sur l’innovation, la recherche et développement, avec l’intelligence artificielle et le deep-learning, c’est aussi une réelle opportunité de développer une compétence française par la mise au point de robots de tri intelligents.

5. Accélérer la croissance des entreprises et développer la présence à l’international avec une attention particulière aux PME. Selon la CME, il faut renforcer les synergies entre ses différents représentants. Le contrat de filière propose l’accompagnement d’une promotion de croissance des PME via l’accélérateur PME de la BPI ainsi que via Stratexio.

6. Accompagner les métiers et l’évolution des compétences. L’un des enjeux pour les branches est de définir de manière prospective les évolutions des emplois en lien avec les mutations, surtout numérique, du secteur.

La Confédération des Métiers de l’Environnement déclare un CA de 19,3 Mds€ ; 1,2 Md€ d’investissements ; 1 529 entreprises ; 4 330 établissements et 75 840 emplois directs non-délocalisables.

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