Texte AlternatifL’entreprise PDG Plastiques est spĂ©cialiste des prĂ©formes et bouteilles en PET, Ă  destination des liquides agroalimentaires. Pour son dirigeant, François Desfretier, la conception de bouteilles plus Ă©cologiques passe notamment par l’éco-conception et la rĂ©duction du poids. «Nous repoussons les limites sur le design de la prĂ©forme de la bouteille, tout en gardant ses caractĂ©ristiques. DĂ©sormais nous sommes au dixième de gramme près ! Nous avons mis au point la technologie MINT-TEC : dans le robot venant chercher la prĂ©forme pour la refroidir, un poinçon emboutit le fond de la prĂ©forme et Ă©crase la matière. Une fois la bouteille soufflĂ©e, il y aura ainsi moins de matière dans le fond : elle sera diffĂ©remment rĂ©partie sur le corps de la bouteille» explique-t-il. «On pourrait Ă©galement rĂ©duire la quantitĂ© de matière en modifiant une partie du moule, et gagner jusqu’à 2% du poids de la prĂ©forme» ajoute-t-il.

Pour allĂ©ger ses bouteilles en PE, le groupe Alpla injecte de l’azote dans la matière, ce qui rĂ©duit sa densitĂ©, et donc son poids, de 15% environ. Inerte, l’azote est compatible avec les emballages alimentaires. Autre astuce au niveau de la chaĂ®ne logistique : dans une usine «in-house» en Grande-Bretagne, Alpla a mis en place la palettisation rangĂ©e des bouteilles vides de lait. Cela induit une chaĂ®ne logistique plus «douce» jusqu’au remplissage du contenant, Ă©vitant ainsi de potentiellement abimer des emballages plus lĂ©gers, donc plus fragiles, tant qu’ils ne sont pas conditionnĂ©s. En Europe, Alpla va convertir toutes ses usines Ă  la norme ISO 50 001 (management Ă©nergĂ©tique). Aller vers des solutions durables nĂ©cessite un investissement consĂ©quent. «Pour fabriquer nos bouteilles trois couches, nous avons changĂ© les machines, soit un investissement de plus de 25 millions d’euros sur trois ans en France. Par ailleurs, nous investissons dans des capacitĂ©s de recyclage internes pour maĂ®triser nous-mĂŞmes les sources de recyclĂ©, afin d’en garantir la qualitĂ©. Nous avons deux usines de R-PET en Autriche et en Pologne, ainsi qu’une joint-venture en Allemagne, ce qui reprĂ©sente 60 000 tonnes de capacitĂ© de production en R-PET. Le grand challenge, ce n’est pas de recycler, mais de collecter et trier» assure Marc de Voogd, directeur gĂ©nĂ©ral d’Alpla France et Iberia.

Extrait de la revue n° 634 - Décembre 2018/Janvier 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support