Texte Alternatif“La presse digitale sans rupture de chaîne'' : en résumant à l'extrême, c'est ainsi que l'on pourrait présenter l'AlphaJET de MGI. Pour Nicolas Venance, directeur marketing de l'entreprise, il s'agit d'ailleurs davantage d'un centre d'impression intégré que d'une simple machine : «l'AlphaJET n'est pas organisée en ligne mais selon un circuit circulaire autour duquel sont disposés les différents groupes d'impression et d'ennoblissement numérique. Cette organisation permet à une feuille de faire plusieurs passages au même endroit si nécessaire, et au final de réaliser l'ensemble des opérations souhaitées sans sortir de la machine».

En premier lieu, c'est donc le système de transport des feuilles que MGI a revu en initiant ce projet de machine tout-en-un. «Plutôt que de faire appel à une belt, l'AlphaJET met en Å“uvre un système de plateaux aspirants mus par un moteur linéaire électromagnétique sur tout le cheminement. Chaque feuille est plaquée sur son plateau et positionnée à cinq micromètres près, cette précision étant conservée durant tout le process puisque c'est le plateau - et non la feuille - qui se déplace». Comme il évite les frictions, ce dispositif élimine en prime les risques d’endommagement du décor. Par ailleurs, avant l'ennoblissement - dépose d'un vernis par exemple -, chaque substrat fait l'objet d'un scan à la volée en vue d’effectuer automatiquement certains réglages le cas échéant. Une étape qui n'empêche cependant pas d'atteindre une vitesse de 1800 feuilles B1/heure en cycle complet, aussi bien avec des matériaux rigides que souples : triple cannelures, ondulé, cartons, papiers, micro-cannelures…

Pour ce qui est des fonctions proposées, MGI a vu large : au-delà de l'impression quadri par jet d'encres pigmentaires aqueuses (technologie DuraLink de Memjet), l'AlphaJET est en mesure d'ajouter une cinquième couleur, de déposer numériquement un vernis UV (à plat ou en relief), d'effectuer une dorure à chaud (soit en données fixes, soit en données variables), de réaliser des hologrammes numériques et même d'intégrer une électronique imprimée (antennes, écrans souples, etc.) afin de rendre l'emballage «intelligent». «Grâce à cette option, développée avec notre filiale spécialisée Ceradrop, nous souhaitons dès à présent démocratiser le smartpackaging, dont le marché s'annonce colossal» indique le directeur marketing.

Extrait de la revue n° 634 - Décembre 2018/Janvier 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support