Texte Alternatif“Il y a 10 ans, se vendait un grand nombre de machines de remplissage de tubes. Aujourd’hui, le marchĂ© a sensiblement baissé» ne peut que constater GĂ©rard Vasini, prĂ©sident de Sogeva, distributeur français de machines pour l’emballage dans le moyen de gamme, en particulier des remplisseuses-boucheuses de tubes pour des produits semi-liquides et pâteux de marques Axomatic (Designation Optima 780, 800, 900, 1400) ou Comas (RTS4/6, FC7-300). «C’est un marchĂ© qui est Ă  saturation et ne doit pas reprĂ©senter dans l’Hexagone plus de 20 unitĂ©s neuves achetĂ©es par an… et il existe plein de machine d’occasion disponibles. MĂŞme si une grande partie du parc a Ă©tĂ© renouvelĂ©e il y a quinze ans avec la technologie brushless, il reste des machines qui ont 30 ans et sont toujours opĂ©rationnelles, mĂŞme si elles travaillent Ă  50 tubes/minute». Pour le dirigeant de cette PME situĂ©e Ă  Avon, les raisons de cette situation sont connues : «une machine remplisseuse de tubes possède un fonctionnement mĂ©canique, elle est très simple d’utilisation et de fabrication et facile Ă  rĂ©parer. Elle ne se prĂŞte pas Ă  des innovations numĂ©riques de type 4.0 sur le contrĂ´le, la maintenance prĂ©dictive, les Ă©conomies d’énergie… Pour que les choses changent, il faudrait une nouvelle technologie, une nouvelle demande venant des clients. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas». Valeria Pontorno, "sales area manager" dans le domaine cosmĂ©tique du fabricant de machines italienne IMA et de sa division dĂ©diĂ©e, Comadis, est sur la mĂŞme ligne : «sur le volet prĂ©cis du remplissage de tubes, il n’y a pas d’innovations. C’est une partie qui est connue». L’entreprise italienne Marchesini, qui sert des clients moyen-haut de gamme dans la filière avec ces remplisseuse Colibri (80 tubes/minutes) et Millennium Series (100 Ă  320 tubes/mn), fait lĂ  encore un constat proche : «il est vrai que le business en France n’est pas Ă©norme sur le remplissage de tubes, car le parc opĂ©rationnel de remplisseuse de tube est constituĂ© de machines Ă  la base très mĂ©caniques, et donc avec des gammes de maintenance prĂ©ventive simple permettant d’augmenter la longĂ©vitĂ© de ce type d’équipement. Pour une machine achetĂ©e il y a une vingtaine d’annĂ©es en France, le raisonnement n’est pas de la remplacer, mĂŞme si elle est amortie depuis 7 Ă  8 ans, mais de continuer avec une bonne maintenance» indique HervĂ© Videau, "area manager" de la filiale française du fabricant transalpin.

Extrait de la revue n° 634 - Décembre 2018/Janvier 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support