Texte AlternatifAvec la montée en performances incessante des machines de packaging, on pourrait s’attendre à une spécialisation croissante des fabricants et par conséquent à une désaffection progressive de la clientèle pour les lignes dites «complètes», issues d’un seul fournisseur. Or, il n’en est rien, constate André Lardic, responsable commercial en charge du pôle avant-projet chez Guelt: «dans l’industrie agroalimentaire, ce marché a plutôt tendance à se développer en même temps que l’informatisation et la robotisation des usines. Si les machines deviennent globalement de plus en plus simples à utiliser, l’ingénierie, elle, s’avère de plus en plus complexe pour les services techniques de nos clients. D’autant que leurs effectifs, traditionnellement composés d’une majorité de mécaniciens, tendent à diminuer. Dans ce contexte, le choix d’une ligne complète et d’un fournisseur capable d’optimiser la mise en œuvre de l’ensemble des nouvelles technologies leur facilite énormément la tâche». Néanmoins, il est rare qu’une ligne même «complète» soit fabriquée à plus de 80% par un seul et même fournisseur. Si Guelt sait répondre directement à la plus grande partie du cahier des charges d’une ligne d'appertisation par exemple, l’entreprise a noué des partenariats extérieurs diversifiés pour ce qui concerne notamment le pesage associatif, le sertissage, le marquage par jet d'encre ou la stérilisation. «On ne peut pas tout fabriquer. D’ailleurs, même chez les spécialistes, certaines marques de stérilisateurs seront plus appropriées pour le poisson, et d'autres pour les légumes… Les conseils que nous prodiguons ainsi que l’intégration intelligente des matériels finalement retenus constituent une part essentielle de notre prestation d’ingénierie».

Extrait de la revue n° 635 - Février 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support