Texte AlternatifPremière imprimante C500 à être acquise en France, elle représente un investissement «entre 3,5 et 4 millions d’euros» avait indiqué Edmond Perrier, pdg de Cartonéo fin 2017, lorsqu’il avait fait part de son intention d’en installer une. «Nous avons investi dans le numérique car c’est le futur de notre métier. En tant que moyenne structure, nous nous devons d’être pionnier, d’anticiper, et d’être force de propositions innovantes pour nos clients» indique-t-il.

Pourquoi la C500 ? Selon l’entreprise et HP France, il s’agit de la seule imprimante numĂ©rique Ă  offrir la qualitĂ© de l’offset… Également, seul exemplaire Ă  rĂ©pondre Ă  la norme alimentaire grâce Ă  ses encres aqueuses, et seul exemplaire permettant, grâce aux donnĂ©es variables, la rĂ©alisation de petites et moyennes sĂ©ries personnalisĂ©es. «En fait, c’est un peu comme une imprimante de bureau : si l’on souhaite imprimer une seule feuille, c’est possible» rĂ©sume E. Perrier.

Capable d’imprimer des feuilles de 1,30 m par 2,50 m, l’imprimante travaille à une moyenne de 5 000 plaques/heure de cartons ondulé recyclé de 1,5 à 7 mm d’épaisseur (cannelures E, B, C, FE, FG, EE, BC). Installée en mars 2019, elle a imprimé ses premières commandes pour une marque de spiritueux, qui souhaite justement diversifier ses séries pour ses bouteilles, qui ont été lancées mi-avril.

Grâce Ă  cet investissement, l’entreprise compte dĂ©sormais s’adresser Ă  davantage de marchĂ©. En ligne de mire, l’agro-alimentaire pour lequel elle n’intervenait peu, mais Ă©galement la cosmĂ©tique, la pharmaceutique, le mobilier et les jouets, l’automobile, l’aĂ©ronautique, les textiles, les tĂ©lĂ©coms ou encore les artisans-commerçants. Edmond Perrier imagine les applications dans le marchĂ© agro-alimentaire qui l’ont poussĂ© Ă  faire confiance Ă  HP et Ă  son Ă©quipement : «chaque viticulteur imagine un packaging dĂ©diĂ© Ă  ses cuvĂ©es spĂ©ciales ou ses BIB ; chaque producteur se distingue grâce Ă  une conception graphique originale ; chaque grande enseigne se dĂ©marque grâce Ă  ses sĂ©ries limitĂ©es, ses produits d’appel Ă©vĂ©nementiels, ses packagings rĂ©gionaux, voire locaux. Les idĂ©es sont lĂ , il ne restait plus que l’équipement Ă  acquĂ©rir pour transformer cela en concret !» reprend-t-il.

Extrait de la revue n° 637 - Avril 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support