Texte AlternatifL’émergence de l'Internet industriel des objets (IIoT) est une véritable aubaine pour le déploiement des capteurs communicants dans les usines. En théorie, grâce aux données produites et, désormais, facilement transmises à bon port, il n'a jamais été aussi facile de dresser un état des lieux complet de son site de production… en temps réel. Mais encore faut-il traiter ces données avec les bons matériels et les logiciels adéquats. «Pour exploiter toute la richesse des data, l'une des étapes à franchir est l'instauration d'une «convergence» entre l'informatique industrielle (associée à l’outil de production) et les applications informatiques de l'entreprise (orientées gestion), autrement dit entre l'OT (Operational Technology) et l'IT (Information Technology)», expose Philippe Châtel, responsable marketing de Lenze France. Dans cet esprit, à l'occasion du dernier Carrefour des Fournisseurs de l'Industrie Agroalimentaire (CFIA) de Rennes, ce fournisseur a présenté une nouvelle solution IIoTpour machines connectées ayant pour caractéristiques un très haut niveau de sécurité et une grande facilité d'utilisation. «Cette solution est accessible directement, sans aucune installation de logiciels, à travers une connexion sécurisée avec authentification individuelle sur un réseau international de serveurs. Elle offre le choix entre deux passerelles de communication baptisées x510 (version LAN seule) et x520 (version LAN et WiFi)», détaille le responsable marketing.

Une fois configurées, les applications cloud logging et cloud notify de Lenze analysent les données en provenance des machines, envoient des rapports (à fins de maintenance prédictive par exemple) et génèrent des alertes si nécessaire. «Grâce à leur capacité de stockage de 8 Go, nos passerelles IoT peuvent assurer leur mission de surveillance même en cas de panne d'Internet durant d'assez longues périodes», précise Philippe Châtel. Et d'ajouter que le cloud computing n'est en réalité pas la seule option pour exploiter intelligemment les data, mais que celui-ci peut dans certains cas laisser la place à l'edge computing, c'est-à-dire à un traitement en temps réel au plus près de l'équipement. «Le cloud computing a tendance à encombrer les réseaux de communication, donc autant réaliser les calculs au sein du contrôleur ou sur un PC industriel déporté, quitte à envoyer ensuite sur le cloud une partie des résultats ainsi obtenus».

Extrait de la revue n° 638 - Mai 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support