Texte AlternatifAvec la dĂ©mocratisation de technologies jusque-lĂ  onĂ©reuses, le contrĂ´le qualitĂ© n’a de cesse de s’interroger sur le meilleur moyen de dĂ©tecter des corps Ă©trangers prĂ©sents dans des contenants ? La question se pose Ă©videmment dans l’agroalimentaire mais aussi dans l’industrie pharmaceutique, mĂŞme si la quantitĂ© de produits qui peut ĂŞtre potentiellement ingĂ©rĂ©e est bien moindre. Quatre types d’impuretĂ©s peuvent s’y «glisser» : les mĂ©taux ferreux et non ferreux, qui proviennent de matières premières ou de la pollution extĂ©rieure, les inox 304 et 316 dans lesquels sont fabriquĂ©es les machines composant la ligne d’emballage, et le verre des flacons, seringues ou verrines.

Les détecteurs de métaux ultra-performants pour l’inox
Premier Ă  avoir fait son apparition, le dĂ©tecteur de mĂ©taux reste pour Nicolas Prompt, directeur commercial de Lock Inspection Systèmes, filiale France du spĂ©cialiste britannique Loma Systems, la technologie incontournable dans ce domaine : «aujourd’hui, dans le secteur pharmaceutique, c’est la meilleure solution pour repĂ©rer la prĂ©sence de particules mĂ©talliques». L’efficacitĂ© du dĂ©tecteur de mĂ©taux est plus ou moins grande selon la nature du corps Ă©tranger : «lancĂ©e voilĂ  deux ans, notre gamme IQ4repère très bien le ferreux, qui s’aimante, un peu moins bien le non ferreux et encore moins bien l’inox, ces deux derniers ne s’aimantant pas. Avec le dĂ©tecteur IQ4 Pharma Insight utilisĂ© pour les comprimĂ©s et les gĂ©lules, il est possible de dĂ©tecter jusqu’à 0,3 mm de mĂ©taux ferreux et non ferreux, et 0,4 mm d’inox. Pour ce dernier matĂ©riau, il ne me semble pas qu’une autre technologie puisse parvenir Ă  un tel niveau de performance. Et le volume contrĂ´lĂ© est important puisqu’il peut atteindre 30 000 unitĂ©s Ă  l’heure. Pour la dĂ©tection de mĂ©taux dans du liquide, nous utilisons des dĂ©tecteurs IQ4 Pipeline mais la sensibilitĂ© est beaucoup moins fine : autour de 1,0 Ă  1,2 mm pour les mĂ©taux ferreux, 1,2 Ă  1,5 mm pour les non-ferreux et 1,5 Ă  2,0 mm pour l'inox», dĂ©taille Nicolas Prompt. Outre qu’il ne dĂ©tecte Ă©videmment pas le verre, le dĂ©tecteur de mĂ©taux prĂ©sente un autre inconvĂ©nient : il doit ĂŞtre utilisĂ© avant de procĂ©der aux Ă©tapes de mise sous emballage, celui-ci pouvant contenir des Ă©lĂ©ments mĂ©talliques et donc fausser le travail de l’outil. «Les gĂ©lules et les comprimĂ©s doivent ĂŞtre analysĂ©s lorsqu’ils sont en vrac s’ils sont ensuite mis sous un blister aluminisĂ© ou aluminium. Pour les flacons, la dĂ©tection doit de mĂŞme ĂŞtre faite avant l’operculage par un film si celui-ci est aluminisĂ© ou si le bouchonnage et l’absorbeur d’humiditĂ© contiennent du mĂ©tal. De mĂŞme pour les seringues avant la pose de l’aiguille. Quant aux sachets, ceux qui sont en papier ou en plastique peuvent ĂŞtre contrĂ´lĂ©s, mais pas ceux qui contiennent de l’aluminium», prĂ©cise le reprĂ©sentant de Lock Inspection Systèmes.

Extrait de la revue n° 641 - Septembre 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support