Texte AlternatifL’actuel numéro trois mondial du monde verrier rénove environ six fours par an dans le monde, parmi un parc global de 57 fours installés dont 14 en France, pour une durée de vie d’une douzaine d’années environ par four. Pour le remplacement du four de Lagnieu, plus de 60 entreprises et 300 personnes ont été ainsi sollicitées sur ce chantier qui a duré environ deux mois. L’intégralité de l’ancien four a été démonté puis remonté, non pas pour augmenter ses capacités de production (qui devraient néanmoins croître d’1% par an), mais surtout pour améliorer les performances énergétiques du site. Grâce à plusieurs dispositifs de contrôle reliés à la cabine de pilotage, les opérateurs peuvent mieux surveiller la combustion, et réduire ainsi les points chauds émetteurs de dioxyde d’azote. Le choix des matériaux pour sa reconstruction et l’alimentation du nouveau four en mix gaz/fioul où le ratio gaz est plus prépondérant, permet selon Patrice Copin, directeur de l’usine, d’améliorer la performance énergétique et l’impact environnemental de l’installation.

Un investissement de taille
Texte AlternatifC’est en tout plus de 24 millions d’euros qui ont été investis dans ce nouveau four, et dans les cinq lignes de production associées, produisant 2 millions de pots chaque jour, destinés au marché alimentaire (pâte à tartiner, yaourts, desserts). Pour un total de 4 millions d’unités sur l’ensemble du site de Lagnieu. Une fois le mélange de matière fondu à plus de 1 500° C, le verre en fusion est acheminé sur les cinq lignes de formage via des feeders (canaux), où le verre est découpé en paraisons (des «gouttes» de verre en fusion).

Extrait de la revue n° 642 - Octobre 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support