Texte AlternatifSelon Jacques Bordat, président de la Fédération des industries du verre, la production de verre d’emballages connaît depuis deux à trois ans une reprise d’activité, avec 3,2 millions de tonnes de verre produites par an en France, et une croissance de 1 à 2% en Europe comme en France. Le marché de la bière retrouve une bonne croissance (+5% en volume en 2017 et 2018) grâce au succès des bières artisanales. «Le marché du vin est le premier marché verrier en France. Et le verre «à la française» possède une forte culture à l’export», constate-t-il.

Texte AlternatifChez le verrier Vidrala, 40% du volume de la production est destiné au marché du vin, et 30% à celui de la bière. Les spiritueux comptent pour 10%. «Nous constatons une forte croissance de la bière, aujourd’hui plus «marketée», innovante et tendance. Nous avons d’ailleurs lancé un nouveau modèle de bouteille de bière premium, pour les micro-brasseries. Le vin reste affaire de connaisseurs. Les français en consomment moins mais de meilleure qualité», analyse Jean-Claude Goudrias, directeur commercial France de Vidrala. Jacques Bordat remarque beaucoup d’innovations, notamment dans les vins rosés – un marché en recherche de différenciation. «Sur le marché du vin, les demandes sont croissantes pour des formes atypiques à destination du rosé ou des vins premium. Nous voyons un grand attrait pour la forme d’ogive de notre référence Calliope, ou pour la forme «boule» de la bouteille Paris. Les marques optent pour une montée en gamme, dans le but de maintenir de la valeur et compenser des volumes en baisse», constate Héloïse François, directrice marketing France de Verallia. En 2018, le groupe a reconstruit et agrandi le four de son usine de Vauxrot dans l’Aisne, et ajouté une 4ème ligne de production. L’investissement s’élève à 28 millions d’euros. Le site fabrique désormais jusqu’à 700 000 bouteilles par jour pour le marché des vins, des spiritueux et de la bière – porté par l’essor des micro-brasseries. «Le secteur de la bière est très dynamique. Pour véhiculer un effet premium et supporter la carbonatation, les formes des bouteilles de bière reprennent les codes des champenoises, à l’image de nos modèles Céleste ou Paris, ou de notre nouvelle référence Aliénor», ajoute-t-elle.

Texte AlternatifSur le segment des spiritueux – où règne une grande concentration des acteurs, les marques recherchent de la créativité, demandant des formes de bouteilles originales. «Nous accompagnons le développement de spiritueux français artisanaux. La bouteille Kobé, allégée, avec des épaules droites, est l’un de nos derniers modèles pour ce marché», indique Héloïse François. Le groupe O-I a lancé la bouteille EARL, que la forme «apothicaire» destine plutôt au marché du gin. Sa particularité est de ne pas présenter de base épaisse, et d’être donc plus légère : son poids est réduit de 25% par rapport à une bouteille de gin artisanal classique.

Extrait de la revue n° 642 - Octobre 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support