Les résultats d’une récente enquête de la DGCCRF concernant des objets et contenants en bois et bambou vient rappeler à l’ordre les fabricants quant au respect de la réglementation relative au contact alimentaire. Sur 165 établissements contrôlés et 45 échantillons prélevés, l’instance a dû émettre 25 avertissements.

Les manquements constatés portent en premier lieu sur l’étiquetage, absent ou incomplet. S’agissant de l’aptitude au contact alimentaire des produits, le taux d’anomalie s’élève à 13,8 % et ne concerne que des objets en bambou, qui ont présenté une migration de formaldéhyde ou de phtalates.

Alors oui, les solutions végétales sont intéressantes, mais gare à la mauvaise foi – traiter une matière première naturelle par des ingrédients bannis ou douteux est loin d’être responsable – et à la précipitation, en utilisant des matières sans en connaitre parfaitement leur comportement.

Car faut-il le rappeler encore une fois : la fonction première d’un contenant ou d’un emballage est de conserver un produit dans le temps, tout en assurant à l’utilisateur final sa consommation, en toute sécurité. Une condition sine qua none qu’il serait utile de ne pas oublier en ces temps troubles d’ébullition antiplastique, justifiée ou non.

Extrait de la revue n° 642 - Octobre 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support