Texte Alternatif«L’usage des sticks est en plein boom dans le domaine pharmaceutique, car les services marketing considèrent son usage comme bien plus pratique que les autres modes d’emballage». Le constat d’Alex Leardini, directeur marketing d’Universal Pack, est sans appel : les sticks, qui servent Ă  la consommation en mono-dose de produits en poudre, liquide/gel et granulĂ©s, ont le vent en poupe. Autre avantage pointĂ© par le manager du fabricant italien de machines verticales d’emballage : «les sticks consomment environ 20% moins de films que les sachets quatre soudures». RĂ©sultat : les ventes de machines pour sticks d’Universal Pack ont progressĂ© de 10% en 2018 en Europe. Dgaber Drib, responsable commercial de la PME turque Turpack, spĂ©cialiste des machines pour sticks et sachets commercialisĂ©s dans 85 pays dont la France, observe Ă©galement un fort dĂ©veloppement de ce type d’emballage pour les mĂ©dicaments : «c’est notamment le cas pour les gels, par exemple pour le Gaviscon, ou pour les liquides type sirops, qui se prennent de plus en plus en mono-dose. C’est plus pratique et considĂ©rĂ© comme plus hygiĂ©nique qu’une bouteille dĂ©bouchĂ©e et rebouchĂ©e».

Poids : servomoteurs conseillĂ©s
Les machines sticks sont en gĂ©nĂ©ral indistinctement utilisĂ©es pour le secteur alimentaire ou pharmaceutique, mĂŞme si quelques modifications sont nĂ©cessaires. «Dans les deux cas, il s’agit de produits ingĂ©rĂ©s, sur lesquels il faut ĂŞtre vigilant et qui impliquent donc des niveaux d’exigence très voisins. Ainsi, toutes les pièces en contact avec le produit doivent avoir une certification, notamment les tuyaux de remplissage», indique Dgaber Drib. «La seule diffĂ©rence va se situer au niveau de la mesure du poids pour les liquides, sur laquelle il faut davantage prĂŞter attention dans la pharmacie. Les doses sont en effet de quelques centigrammes, contre quelques grammes dans l’alimentaire. La marge d’erreur doit donc ĂŞtre beaucoup plus faible, de l’ordre de 0,2 Ă  0,3 g. C’est pourquoi nous utilisons des systèmes de remplissage Ă  pistons avec servomoteurs dont on peut se passer pour des applications alimentaires, pour un coĂ»t moindre». Pour Luca Catenacci, directrice zone France et AmĂ©rique latine d’Universal Pack, il y a finalement peu de diffĂ©rences entre les deux usages : «nous nous servons par exemple des mĂŞmes films – des PAP/PE, PAP/ALU/PE – dans les deux cas. Hormis la question du poids, la diffĂ©rence principale se fera sur le nettoyage des composants et des pièces, qui sera rĂ©alisĂ© plus en profondeur pour l’industrie pharmaceutique. C’est notamment pour cela que nous venons de proposer un design lĂ©gèrement modifiĂ© pour notre modèle Alfa Flexiafin de le rendre plus accessible».

Extrait de la revue n° 643 - Novembre 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support