Texte Alternatif«Les acteurs de ce secteur – confrontés à la même contrainte du time to market, et à des législations de plus en plus exigeantes à l’export – sont à la recherche de technologies rapides et flexibles. L’impression numérique s’y prête bien», commente Jonathan Mihy, directeur général de MR.

DĂ©jĂ  prĂ©sent depuis 2016 en prototypage et sur de petites sĂ©ries, la sociĂ©tĂ© compte aujourd’hui une quinzaine de clients. «Contrairement au marchĂ© cosmĂ©tique et de la parfumerie, le secteur des vins et spiritueux (V&S) est saisonnier et cyclique. Mais les codes du luxe sont finalement identiques : les attentes en couleurs et en finitions (vernis, gaufrage) sont aussi Ă©levĂ©es. Les champagnes, portĂ©s par ailleurs par des projets d’image et très liĂ©s Ă  de l’évĂ©nementiel, ont frĂ©quemment besoin de petites sĂ©ries. En ce sens, notre outil d’impression numĂ©rique rĂ©pond Ă  tous ces besoins», dĂ©taille le dirigeant, qui espère faire progresser son chiffre d’affaire encore confidentiel aujourd’hui sur ce marchĂ©, pour le porter Ă  10-15% de son CA d’ici trois ans.

Seule contrainte pour les équipements, celui du format. «Dans le secteur de la beauté, nous avons pour habitude de travailler sur du B2 pour des volumes au maximum de 200 ml, mais qui ne peut accueillir qu’une seule bouteille en V&S. L’arrivée de machines pour grand format numérique attendue en 2020 permettra de s’affranchir de ces contraintes. Elles nous permettront de démarrer la production de grandes boîtes et d’accompagner de plus grandes production (de 40 à 100 000 pièces) et ainsi réduire les coûts de fabrication». Un cap que MR prévoit de passer d’ici 18 mois, et non sans un investissement important estimé à plusieurs millions d’euros.

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