Texte AlternatifDepuis le 1er octobre dernier, le gĂ©ant de l’agroalimentaire Fleury Michon propose avec sa nouvelle gamme de gratins, des plats cuisinĂ©s «comme Ă  la maison». Pas moins de 80 cuisiniers s’attèlent Ă  leur prĂ©paration au sein de l’équipe production de l’usine de Mouilleron-Saint-Germain. «Une cuisine Ă  Ă©chelle industrielle dont l’objectif est d’aider nos consommateurs Ă  manger mieux, chaque jour», explique Jean-Michel Lerat, directeur du site. Mais la particularitĂ© rĂ©side dans une innovation de taille : ces nouveaux plats gratinĂ©s sont prĂ©sentĂ©s dans des barquettes en bois. Un packaging qui se veut plus responsable pour l’industriel.

Le bois, un choix assumé
Avec 24,8% de parts de marchĂ© (source : IRI WorldWide), le leader des PCI (Plats CuisinĂ©s Individuels) en France a choisi de s’orienter sur une solution en bois de peupliers certifiĂ© PEFC (fournisseur : groupe Lacroix Emballages, Jura), permettant au groupe de rĂ©duire de 80% le taux de plastique nĂ©cessaire Ă  la production des contenants de plats cuisinĂ©s, soit l’équivalent de 50 tonnes de plastiques Ă©conomisĂ©s en 2020. «Dans un secteur encore trop dĂ©pendant du plastique, nous innovons en proposant une alternative Ă  la fois Ă©cologique, esthĂ©tique, et appĂ©tente en linĂ©aires pour le consommateur», dĂ©clare David Garbous, Directeur stratĂ©gie et innovation chez Fleury Michon. Avec un bĂ©mol encore de taille, que regrette l’industriel : «il est important de souligner l’absence totale de filière de recyclage des emballages en bois, et cela constitue Ă  mon sens un vĂ©ritable frein Ă  la conception de solutions plus vertueuses», dĂ©plore David Garbous. En effet, avec cette nouvelle barquette bois, Fleury Michon paie une plus forte Ă©cocontribution Ă  Citeo (25% plus chère) que lorsque l’entreprise utilisait du plastique de type PVC par exemple, quand bien mĂŞme celui-ci n’était pas forcĂ©ment recyclable… Pourtant, le directeur de l’usine assure qu’un bilan carbone a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©, et celui-ci s’avère ĂŞtre plus satisfaisant que les solutions plastiques utilisĂ©es auparavant, mĂŞme quand la fin de vie demeure, Ă  l’heure actuelle, compliquĂ©e.

Extrait de la revue n° 644 - Décembre 2019/Janvier 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support