Texte AlternatifLa directive européenne 2011/62/EU sur la protection anti-contrefaçon, en vigueur depuis février 2019, oblige les fabricants de produits pharmaceutiques à identifier tout médicament sur ordonnance par un numéro de série individualisé et une preuve d'inviolabilité telles qu'une étiquette de sécurité.

Des Ă©tiquettes d’inviolabilitĂ© les plus simples aux Ă©tiquettes dotĂ©es d’hologrammes, avec «taggants» ou encres spĂ©ciales, Reynders Pharma a dĂ©veloppĂ© un large Ă©ventail de solutions pour sĂ©curiser les produits pharmaceutiques de ses clients. Si certains acteurs estiment que les directives europĂ©ennes sont excessives par rapport aux rares contrefaçons, le directeur commercial du fabricant, Bart Reynders ne partage pas cet avis : «il est vrai qu’en Europe avec nos structures de distribution, le problème des contrefaçons est moindre que dans d’autres rĂ©gions du monde. NĂ©anmoins, certains mĂ©dicaments ont une grande valeur ajoutĂ©e et cela attire les contrefacteurs – et toute contrefaçon est un danger pour le patient, et un manque Ă  gagner pour les laboratoires».

Texte AlternatifStefan Wiedemann, directeur marketing stratĂ©gique de Schreiner Medipharm, d’ajouter : «les Ă©tiquettes doivent ĂŞtre adaptĂ©es au matĂ©riau d'emballage concernĂ©, afin de garantir une preuve de falsification fiable et claire. Cependant, seule la combinaison de plusieurs fonctions d’authentification permet une protection complète contre la contrefaçon et la manipulation frauduleuse». L’impression numĂ©rique, ajoute-t-il, offre Ă  l’imprimeur des solutions de grande flexibilitĂ©. Avec la «personnalisation en bout de ligne», il peut prĂ©-imprimer des Ă©tiquettes en flexo ou en offset, les stocker temporairement et les complĂ©ter au fur et Ă  mesure par impression numĂ©rique.

Quant à la nature même des étiquettes, elle évolue pour répondre à la multiplication des informations à apposer sur l’emballage, souvent en plusieurs langues lorsque le produit est voué à être commercialisé à l’international. Raisons pour lesquelles, selon Bart Reynders, les étiquettes multipages ou «booklet»se multiplient ces derniers temps. Pour répondre à la demande croissante d’étiquettes pharmaceutiques, le groupe Reynders Pharma compte d’ailleurs prochainement investir sur un nouveau site de fabrication en Europe, qui lui permettra d’augmenter de 50% sa capacité de production. Et ainsi compléter son parc d’usines en Belgique et en Inde.

Extrait de la revue n° 644 - Décembre 2019/Janvier 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support