L’on se plait alors à imaginer le monde d’après. Celui qui permettra de corriger le tir. Le coronavirus nous fait espérer une prise de conscience, celle de la démondialisation, d’un retour à une consommation locale et la reconstruction d’un tissu industriel national, avec en son centre, l’humain. Un prérequis sur lequel s’est construite la filière emballage française depuis des décennies, forte d'entreprises pour la plupart familiales et indépendantes. Et qui a su, au fil de cette crise, démontrer sa fiabilité et solidarité.



Reconnaitre son utilitĂ© publiquement durant le confinement fĂ»t un premier pas. Mais il semble que les efforts s’arrĂŞtent lĂ . A la requĂŞte du Medef et de l’Afep de temporiser les dĂ©lais d’application des dispositions de la loi Ă©conomie circulaire, la secrĂ©taire d’Etat Brune Poirson reste inflexible « La rĂ©ponse Ă  cette crise ne peut ĂŞtre en aucun cas moins d’écologie » et rassure ainsi sĂ©nateurs et ONG environnementales, qui pointent du doigt l’explosion de l’usage des emballages durant cette Ă©pidĂ©mie. MĂŞme son de cloche du cĂ´tĂ© de la Commission europĂ©enne : son refus de report de la mise en Ĺ“uvre de la directive SUP sur demande de l’EuPC, association europĂ©enne des transformateurs de plastique, dĂ©montre peu de souplesse et de comprĂ©hension quant Ă  la rĂ©alitĂ© du terrain, oĂą l’urgence aujourd’hui est de mobiliser les ressources et outils pour assurer la production. Faisant passer, pour un temps, au second plan les projets innovation. L’on se plait alors Ă  imaginer le monde d’après, oĂą Ă©coute et comprĂ©hension seraient de mise et oĂą emballages ne seraient enfin plus opposĂ©s Ă  Ă©cologie.

Extrait de la revue n° 647 - Avril 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support