Texte AlternatifLa société, basée à Crailsheim, travaille déjà depuis plus de six ans avec des pièces produites par ce biais. Des composants 3D conçus numériquement sont désormais utilisés dans chacune de ses lignes TLM et ouvrent de nouvelles perspectives. Tout le challenge consiste à savoir dans quelle mesure et pour quelles pièces de machine, l’impression 3D est intéressante et économiquement viable. «Cette technologie nous offre des libertés de conception jusqu’ici impensables. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de produire en une seule pièce des outils précis, adaptés à des formes de produits fragiles et complexes, sans avoir besoin de nombreux composants individuels et vis de fixation. Les composants en plastique obtenus en impression 3D épousent mieux les formes et sont plus légers que leurs anciens homologues métalliques, tout en restant aussi robustes», explique Marcus Schindler, directeur général de Schubert Additive Solutions. En créant des outils de forme optimale et certifiés food contact, l’impression 3D apporte de la précision aux outils nécessaires à la manipulation des produits alimentaires fragiles par exemple.

Hormis la liberté de conception, la fabrication additive offre un gain de temps considérable et favorise une production agile. «Nous pouvons réagir aux nouveaux produits et aux modifications des exigences de nos clients en matière d’emballage dans des délais très courts et de manière flexible», explique Marcus Schindler. Schubert peut ainsi franchir une nouvelle étape de gestion du stock «à la demande». En effet, les données électroniques de conception peuvent être extraites depuis une infrastructure cloud en quelques secondes, partout dans le monde. Un tel accès à des données d’impression testées et certifiées est maintenant rendu possible par Schubert Additive Solutions grâce à sa nouvelle plate-forme numérique de streaming de pièces. «Sur demande, nous sommes également en mesure de fournir à nos clients une imprimante 3D qu’ils pourront utiliser pour produire leurs propres pièces de format», explique le fabricant. Pour protéger le transfert des données de toute cyberattaque, Schubert propose une connexion sécurisée entre l’imprimante du réseau d’entreprise et sa plateforme GS.Gate.

Texte AlternatifPièces de rechange, outils et moyens d’exploitation stockés numériquement sont répertoriés sur la plate-forme de streaming de pièces pour la commande d’impression et ainsi une mise à disposition immédiate. Ce process évite tout risque de dommage lors du transport logistique des pièces. La gestion du stock chez le client est désormais limitée au matériel d’impression, ce qui libère le capital immobilisé jusqu’à présent pour d’autres investissements. «La plate-forme Schubert est absolument transparente en termes de coûts pour nos clients et offre également une qualité reproductible combinée à une grande sécurité des données», ajoute le directeur général. En plus des simples pièces de rechange et d’usure, les outils de robots les plus divers peuvent être fabriqués via la plate-forme de streaming de pièces. Schubert compte à son actif plus de 100 000 pièces produites par impression 3D, dont 30 000 unités en 2019. Le fabricant prévoit d’augmenter en 2020 à 5% la proportion de pièces issues d’une fabrication additive, utilisées dans les machines Schubert et travaille à la mise au point d’une imprimante 3D métal dans les mois à venir.

Extrait de la revue n° 647 - Avril 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support