Dans ce nouveau contexte de crises sanitaire, économique et probablement sociale liées à l’épidémie mondiale de Covid-19, le Symop, avec ses adhérents et ses partenaires, veut jouer un rôle concret à trois niveaux :

1. Faire jouer la solidaritĂ© industrielle : Celle-ci s’est si bien exprimĂ©e Ă  travers tant d’initiatives d’entreprises du secteur de l’emballage ! Avec le GEPPIA, nous avons voulu monter une Bourse Ă  l’entraide industrielle*. Celle-ci s’adresse Ă  tous les industriels qui rencontrent dans la crise, un problème de continuitĂ©, ou de reprise de leur activitĂ©. Sous-traitants fermĂ©s, marchandises bloquĂ©es aux frontières, transporteurs en dĂ©faut, besoin de matières premières, prĂŞt de collaborateurs… La « Bourse », ouverte Ă  tous sans condition, est un lieu d’échange sur internet, pour poser son problème et trouver des partenaires porteurs de la solution.

Cet outil simple commence Ă  montrer son efficacitĂ©, une quinzaine de questions ont rencontrĂ© de 1 Ă  9 rĂ©ponses. Comme on peut s’en douter les requĂŞtes portent, outre sur la recherche d’un usineur ou d’une entreprise de traitement de surface par exemple, sur les mesures sanitaires Ă  mettre en place, la fourniture de masques ou de protections. Ce lien entre industriels est monitorĂ© par GEPPIA et Symop et dĂ©montre toute cette solidaritĂ© entre industriels. En outre, plusieurs entreprises du Symop, du secteur de l’emballage et de l’impression 3D, s’associent actuellement pour lancer la production de visières, en partenariat avec le monde mĂ©dical dans le cadre d’une opĂ©ration « 1 visière achetĂ©e (par un industriel) = 1 visière offerte (pour l’hĂ´pital) ».

2. Soutenir (maintenant plus que jamais) l’investissement productif : L’analyse de Rexecode nous montre très bien l’arrêt brutal des investissements industriels. Réflexe normal de gestion de sa trésorerie au commencement d’une crise, il est essentiel de suivre sa reprise et de la favoriser. La robotisation connait une activité soutenue et peut-être trouvera-t-elle dans la crise, des opportunités nouvelles... Mais c’est l’investissement en machines, facteur d’innovation et de compétitivité, qu’il faut favoriser d’urgence. Généraliser des dispositifs comme celui du préfinancement de la construction des machines par BPI (réservé à l’export) serait intelligent. Nous soutenons la promotion d’un Crédit d’Impôt Production, spécifique en cette période, pour aider les entreprises à soutenir l’achat de nouvelles machines.

3. Focus sur le rôle stratégique du secteur de l’emballage et sur le rôle des machines !
Le Premier Ministre l’a souligné récemment à l’Assemblée Nationale, l’emballage est en pleine transformation, entre réglementations environnementales parfois contraignantes, et forte capacité à innover. Cette crise me semble avoir contribué à rééquilibrer la mission première de la chaîne alimentaire et sa sécurisation. Les machines seront l’un des facteurs clés de succès de la transformation des secteurs alimentaire, pharmaceutique et cosmétique.
Le « monde d’après » sera rĂ©ussi s’il est celui de la relocalisation de l’industrie en France et en Europe. Il n’y aura pas de relocalisation sans un gain d’agilitĂ© et de compĂ©titivitĂ© industrielles et nous le savons tous, cela passe par l’investissement en machines, en automatismes et en digitalisation.
C’est pourquoi le Symop appelle de ses vĹ“ux la constitution d’une grande filière « machines intelligentes » pour dĂ©fendre les moyens de production de l’industrie du futur.

  • www.bourse-entraide-industrie.com


Extrait de la revue n° 647 - Avril 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support