Matériaux issus de la biomasse (entièrement ou partiellement), d’origine animale (ex. chitine provenant de la crevette), végétale (ex. canne à sucre), ou encore bactérienne, les bioplastiques séduisent par leur renouvelabilité face à des plastiques pétro-sourcés d’origine fossile, ressource non renouvelable.

A l’opposé des bioplastiques non biodégradables incinérés ou recyclés (PET, PE, PP…) – dont la structure et les propriétés restent identiques aux plastiques pétro-sourcés, seule diffère l’origine de leurs monomères (Naphta dans le cas des pétroplastiques, polysaccharides pour les bioplastiques) – les bioplastiques biodégradables se différencient par leurs compositions, comportements et cycles de vie. Obtenus à partir de ressources agricoles, bactériennes ou l’élevage, ils sont issus d’une biomasse traitée par des procédés chimique, thermique, physique et/ou biologique.



Quant à leur fin de vie, le processus de biodégradation est qualifié d’industriel car malgré le fait que le bioplastique soit issu de la biomasse, sous-entendue de la nature, il ne se dégrade pas dans l’environnement. Mais dans des conditions extrêmes et favorables à sa désintégration telles que la chaleur, l’oxydation, la lumière, les microorganismes, l’obtention de fragments de plastiques est possible.

S’ensuit alors une Ă©tape durant laquelle les Ă©lĂ©ments du plastique sont digĂ©rĂ©s par des microorganismes qui permettent alors de gĂ©nĂ©rer des Ă©lĂ©ments tels que le CO2, l’H2O et des matĂ©riaux dits « biocompatibles ». Selon l’environnement dans lequel est rĂ©alisĂ©e la biodĂ©gradation (aĂ©robie ou anaĂ©robie), sont obtenus des mĂ©langes de CO2 et de H2O, ou de CO2 et de CH4. Dans les deux cas, de la biomasse et de l’énergie pour les microorganismes sont produits.

Étant donnĂ© la diversitĂ© dans la provenance des bioplastiques et pĂ©tro-plastiques biodĂ©gradables (Ă  l’instar du polycaprolactone (PCL)), on considère l’existence de quatre grandes catĂ©gories : les agropolymères, issus de l’agriculture ; les bio-monomères issus des microorganismes ; les bio-monomères issus de la biotechnologie, c’est-Ă -dire que leur obtention provient de l’intervention de chimistes dans le but d’extraire la molĂ©cule d’intĂ©rĂŞt ; et enfin, les pĂ©tro-plastiques issus de la synthèse chimique. Dans ce contexte, des logos associĂ©s – comme ceux dĂ©livrĂ©s par exemple par l’organisme Vinçotte « OK compost Home », « OK Bio-based », … – ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s dans le but de :

• connaître le taux de matériaux biosourcés dans le bioplastique,
• de déterminer si le bioplastique est biodégradable ou non,
• de spécifier la compostabilité à domicile.

Mis à part leur biodégradabilité, les bioplastiques ont d’autres avantages non négligeables à court et à long terme. Ils permettent de réduire l’usage de pétrole et les émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, EXPERTOX intègre la recherche d’impuretés (ex. urée, mélamine, mélamine formaldéhyde, amines, solvants résiduels, acide adipique, …) obtenues à partir de matériaux biosourcés ou issues du recyclage de l’emballage dans sa méthode d’ICC (Interaction Contenu Contenant) afin de répondre au mieux aux exigences de sécurité concernant les produits cosmétiques en assurant de leur absence en leur sein.

* Source : Plastics Europe.
**L’ensemble de la biographie, qui a servi à l’écriture de cet article, est disponible sur demande.

Extrait de la revue n° 648 - Mai 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support