Texte AlternatifAvec ce partenariat, RePack pourra étendre son service de livraison à un plus grand nombre de commerces en ligne sur le marché français. Une période de test logistique de 9 mois de cette «French Loop» vient de commencer pour que les RePack reçus en France restent sur le territoire et que l’ensemble du processus puisse être traité localement en créant des emplois d’insertion au sein de l’économie sociale et solidaire.

«Avec RePack nous entrons dans l’économie de la fonctionnalité en privilégiant l’usage à la possession. L’emballage est partagé entre plusieurs consommateurs et e-commerçants, nous évitons ainsi le gaspillage qu’engendre l’usage unique. Ce partenariat avec La Poste est primordial car il va nous permettre de développer à grande échelle un circuit du réemploi de l’emballage en France», déclare Jonne Hellgren, pdg de RePack.

Réutilisé au moins 20 fois et de taille ajustable, le RePack est fabriqué à partir de plastique 100% recyclé, ici du PP tissé, matériau résistant déjà utilisé pour la confection des cabas de course par exemple. Pour quelques euros de plus, le client qui choisit ce système pourra le réutiliser pour le renvoi de produits ou le plier et glisser dans une boite aux lettres ou point de collecte. RePack prend en charge les coûts de la logistique retour et de la remise en circulation.

Selon le fabricant finlandais, l’usage d’un emballage réutilisable, tel que le RePack, par les e-commerçants pourrait réduire leur empreinte environnementale de 80% en comparaison à un emballage à usage unique. Le RePack n’engendrerait par utilisation que 36 g de CO2, soit l’équivalent d’un email.

À ce jour, plus de 150 enseignes en Europe et Amérique du Nord utilisent le service. En France, des pionniers ont déjà adopté RePack comme Volcom, Picture Organic, Blissim, Ba&sh ou Hopaal. «Un objectif de 5% d’emballages réemployés à l’horizon 2023, 10% en 2027 et la suppression de 100% des emballages plastiques à usage unique d’ici 2040, tels sont les défis ambitieux que la France s’est donnée. Elle ne les relèvera que si de nouvelles solutions très opérationnelles comme celle de RePack se mettent en place rapidement et que les metteurs en marché sont encouragés à les adopter», souligne Patrick Bariol, directeur de Léko, éco-organisme agréé par l'État.

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