Texte AlternatifContrairement Ă  d’autres volets du process de conditionnement, matures technologiquement, la phase d’inspection de contenants pharmaceutiques reste riche en innovations. Rien d’étonnant Ă  cela dans un domaine aussi fortement influencĂ© par les progrès du numĂ©rique. C’est en tout cas lĂ  que les Ă©volutions les plus importantes sont Ă  noter pour Marc Kleinholtz, expert en contrĂ´le produit du distributeur français Hi-Tech Detection Systems (HTDS) : «ce sont surtout les softs qui continuent de progresser. Ils sont particulièrement utilisĂ©s pour amĂ©liorer la prĂ©cision et la sensibilitĂ© de l’inspection par rayons X, qui permet de dĂ©tecter un Ă©clat de verre au moment du capsulage de flacons».

HTDS a ainsi annoncĂ© rĂ©cemment la commercialisation d’un nouveau scanner de la sociĂ©tĂ© italienne Dylog, le RX Dymond DSV, prĂ©sentĂ© comme «un système haute rĂ©solution autonome Ă  double point de vue pour la dĂ©tection des corps Ă©trangers de taille extrĂŞmement faible dans des contenants en verre de taille variable (diamètre max. 180 mm)». Le dispositif, qui associe la technologie des rayons X Ă  un logiciel propriĂ©taire Dylog, est installĂ© directement sur la ligne de production sur laquelle il se dĂ©place verticalement. «Le logiciel sophistiquĂ© qui alimente l’unitĂ© permet, d’une part, d’inspecter les produits Ă  très grande vitesse (jusqu’à 100 m/min), d’autre part, de discriminer la vĂ©ritable contamination des imperfections des conteneurs ou d’autres Ă©lĂ©ments perturbateurs». Outre cet apport du soft, le scanner DSV offre le grand avantage, selon Marc Kleinholtz, d’utiliser un seul gĂ©nĂ©rateur rayons X pour alimenter en face deux dĂ©tecteurs photodiode, positionnĂ©s Ă  35 degrĂ©s : «en gĂ©nĂ©ral, ce sont deux gĂ©nĂ©rateurs qui envoient de la lumière. MalgrĂ© cela, les performances de dĂ©tection sont identiques Ă  un système Ă  90 degrĂ©s tel que le Diamond D, notre prĂ©cĂ©dent modèle, avec un nombre minimum de faux rejets (infĂ©rieurs Ă  5/10 000 pièces). Ce système double vue permet d’assurer une probabilitĂ© maximale de dĂ©tection dans les zones critiques du produit (sous le couvercle, contre le flanc et sur le fond du produit inspectĂ©) et une probabilitĂ© maximale de dĂ©tection lorsque le contaminant est large mais mince (un Ă©clat pouvant ĂŞtre indĂ©tectable avec un seul point de vue)».

Autre qualitĂ© du DSV : il permet des Ă©conomies substantielles. «Il coĂ»te moins cher car il n’y a qu’un seul gĂ©nĂ©rateur et la consommation Ă©nergĂ©tique est diminuĂ©e. Mais il y a aussi une baisse du coĂ»t induit par l’amĂ©lioration de la cadence : avec deux gĂ©nĂ©rateurs, il faut un minimum d’un pas d’espacement entre chaque produit. Sur des fabrications très rapides, au-delĂ  des 100 m/mn de vitesse linĂ©aire, un phĂ©nomène de glissement des flacons qui s’entrechoquent, avec des risques de casse de verre, peut se produire. Le DSV amĂ©liore la cadence de contrĂ´le en permettant de diminuer la vitesse linĂ©aire. Par ailleurs, l’installation directe du scanner sur la ligne de production permet de ne pas modifier la structure de l’automatisme de ligne et donc de limiter le risque de ralentissement de la chaĂ®ne de production ou d’endommagement du produit», explique Marc Kleinholtz. Pour l’expert en contrĂ´le produit, la dernière qualitĂ© de cette nouvelle gĂ©nĂ©ration de scanners est le passage d’un gĂ©nĂ©rateur sĂ©parĂ© Ă  un format monobloc : «le tube et le câble haute tension sont intĂ©grĂ©s.

Extrait de la revue n° 657 - Avril 2021. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support