N°628 - Machines&technologies - Editorial


 

 

 

Françoise Albasini, rédactrice en chef

L’expérience client : la faire vivre aussi … dans les poubelles

Il n’y a plus un lancement de produit grande conso qui ne mette en avant l’expérience client.
Aussi dès aujourd’hui, les marques doivent mettre à profit cette expérience consommateur pour aller jusqu’au bout de leur discours et non plus parler du seul produit mais du couple produit-emballage. Un couple plein d’avenir qui va savoir, demain, parler santé et bien-être pour le corps mais aussi pour la planète.

 

L’expérience client-consommateur, c’est également pour la marque partager sur les réseaux sociaux. Partager, avec sa communauté, la fin de vie du produit et de son emballage qui sera, bien sûr, recyclable. Toutes les marques le disent et on les croit.

 

Mais que vaut un emballage recyclable si le consommateur - qui est aussi acteur-responsable de sa planète - ne le met pas dans la poubelle !!!

 

Que valent toutes les interdictions françaises et européennes sur les emballages qu’ils soient à usage unique ou en plastique si on ne taxe pas le consommateur qui ne fait pas le geste de collecte et le bon jet dans la poubelle !

 

Est-ce un hasard si les entreprises, que visitent actuellement les Ministres et autres Secrétaires d’Etat, appartiennent au secteur du conditionnement ou du recyclage des emballages en plastique !

 

Mettons des poubelles à tous les coins de rue, le consommateur étant flemmard pour faire trois pas avec sa barquette ou sa bouteille vide pour qu’elles soient recyclées. Mais il prendra trois minutes pour revendiquer son droit à une mer sans plastique en dénonçant ces entreprises qui polluent.
Mais pourquoi - et oui on se le demande - pourquoi ne pas interdire aussi le snacking qui fait revenir les rats dans les parcs et jardins ?

 

Il serait stupide de dire que tout va bien dans le monde de l’emballage.
Il serait stupide de ne pas reconnaître qu’il faut supprimer le trop d’emballage. Mais reconnaissons que le juste emballage est en marche, depuis plusieurs années déjà.
Qu’il progresse avec les avancées technologiques. Que les engagements des grands groupes de la conso vont dans le bon sens.

 

Arrêtons d’ignorer le consommateur, ce «coupable mais pas responsable !», comme nous le disions déjà dans l’éditorial de février 2016.

 

Aussi flattons-le et inventons la poubelle connectée qui lui dira «merci pour la planète» chaque fois qu’il y mettra un emballage.