N° 629 - Machines&Technologies - Pharmacie/dossier

 

 

Contrôles : l'embarras du choix !
Détection de métal par boucle électromagnétique ou par rayons X ? Pesage par jauge de contrainte ou par ''pot magnétique'' ? A chaque méthode de contrôle ses avantages et ses inconvénients. Revue de détail.

 

Une vis qui se détache d'un châssis, un entraînement mécanique qui libère des co-peaux de métal, ou encore un tamis qui laisse tomber de petits morceaux de fil… : pour éviter que ces incidents n'aboutissent à la présence de corps étrangers dans des comprimés ou des gélules de médicaments proposés à la vente, les laboratoires et les conditionneurs ont à leur disposition une vaste panoplie de matériels de détection amont. «L'évolution la plus notable dans le secteur pharmaceutique est l'entrée en lice de l'inspection par rayons X, même s'il y a encore des réticences» observe Marc Kleinholtz, chargé d'affaires chez Hi-Tech Detection Systems (HTDS). Par rapport aux détecteurs de métaux traditionnels qui font appel à une boucle électromagnétique, les rayons X ont la particularité de «voir» à travers la pellicule aluminium d'un blister ou d'un sachet, et d'offrir un spectre de détection plus large, en incluant notamment le verre et la céramique. «Comme ils mettent en évidence les différences de densité entre les corps étrangers recherchés et le produit à inspecter, les rayons X ont également l'avantage de donner d'aussi bons résultats avec la plupart des métaux, ferreux comme non ferreux, alors que ces derniers sont, en revanche, moins bien détectés par les boucles électromagnétiques si le conditionnement est aluminisé» juge le chargé d'affaires.

 

Depuis toujours, ce qui pénalise, malgré tout, l'utilisation des rayons X dans l'industrie pharmaceutique, c'est le sentiment qu'ils pourraient dégrader les principes actifs des médicaments. Ceci dit, cette crainte baisse d'intensité au fur et à mesure que les puissances mises en jeu et les durées d'exposition diminuent. «Les barrettes de photodiodes servant de capteurs sont plus sensibles que par le passé, et les logiciels de traitement d'images beaucoup plus rapides et efficaces. Là où il fallait un générateur de 1000 watts autrefois pour obtenir un cliché exploitable, 50 watts peuvent suffire, ce qui réduit considérablement l'impact éventuel sur les substances médicamenteuses» argumente Marc Kleinholtz. Dans le cas du système d'inspection DYmond 40 de Dylog Hitech, représenté par HTDS, la puissance maximale du générateur est de 100 watts et le diamètre des photodiodes de 0,4 mm (0,2 mm sur demande), caractéristique qui confère à cet équipement une résolution bien adaptée aux applications pharmaceutiques. Le flux produits atteint, quant à lui, 100 mètres/minute. «Pour les produits peu sensibles, laxatifs par exemple, l'idée du contrôle par rayons X a déja bien fait son chemin. Pour les autres médicaments, c'est désormais une question de validation technique par les laboratoires, qui prennent aussi en compte l'aspect réglementaire des choses, c'est-à-dire l'obligation de disposer d'une personne compétente en radioprotection dans l'entreprise».

 

 

 

Innovative designs for control
- Dylog's DYmond 40 X-ray inspection system offers a detector scan rate up to 2800 lines/second with a
resolution of 0,4 mm or 0,2 mm, and a belt speed of 10 to 100 m/minute.
- Thanks to its pulsed X-ray technology, the new Heuft eXaminer II XB permits the use of X-ray for active pharmaceutical ingredients with extremely low levels of radiation.
- Lock Inspection's Insight PH pharmaceutical metal detector allows inspection of up to 30 000 tablets or capsules per minute before packing.
- The Mettler Toledo XS2 MV TE checkweighing and marking system combines ink jet printing and vision verification with in-motion weighing and tamper evident sealing to ensure global traceability and fraud protection.

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°629 - Juin 2018