N° 608 - Packaging - Alimentaire/Tendances


 

 

 


Un film ultra-mince pour manchons rétractables
Basé en Suisse, Clondalkin Flexible Packaging, Kirchberg (ex Nyco Flexible Packaging ) lance un film ultra-mince pour ‘shrink sleeves’. La société, qui propose différents grades de films pour différentes applications, a investi lourdement ces deux dernières années dans la recherche et le développement de ‘shrink sleeves’ plus minces. Aujourd'hui, elle a abaissé les films en OPS à 40 microns et ceux en PET à 30 microns. Ces solutions de faible épaisseur aident les clients à réduire les coûts unitaires, ainsi que l'impact environnemental de leur emballage. Et leur application autour de l’emballage ou de la bouteille nécessite également moins d'énergie. En outre, les nouveaux OPS possèdent une brillance améliorée qui améliore les graphismes des sleeves, explique Sander Kool, Manager Ventes et Marketing - Clondalkin Kirchberg.
Ces nouveaux films offrent une «excellente» stabilité sur les lignes de sleeves, en particulier sur les pots de yaourt coniques et les bouteilles. Les films OPS 40 microns, par exemple, ont la même stabilité que les solutions de 50 microns sur le marché.

 

A new OPS sleeves
Clondalkin Kirchberg announces it has brought down their OPS sleeves to 40 Mm and PET sleeves to 30 Mm. This new OPS has the same stability as 50 micron alternatives. Also the film has no static and the performance of the sleeve machine has improved despite the thinner gauge Clondalkin Kirchberg (subsidiary of Clondalkin Group) is the European supplier of polyester lids, aluminium lids, shrink sleeves and coffee creamer lidding for a wide range of customers and applications. Clondalkin Group operates 11 extrusion, printing and laminating and converting production facilities throughout Europe.

 

 

Recyclable, recyclé, biosourcé… : les enjeux pour l’emballage de demain
«L’emballage du futur est l'un des cinq défis prioritaires identifiés dans le plan industriel agro-alimentaire de la Nouvelle France Industrielle, validé par le gouvernement en juin 2014» a rappelé Françoise Gorga, directrice recherche et innovation à l’Ania en ouverture de l'atelier sur le thème «L’emballage alimentaire de demain» organisé par l'Ania avec Matikem et d'autres organisations (1). L’ambition affichée est d’aller vers des emballages toujours plus sûrs, plus pratiques, plus attrayants, plus compacts, plus nomades, mieux biodégradables, mieux recyclables… pour répondre à l’évolution des besoins et des demandes marchés.
Des critères auxquels les grandes tendances observées depuis quelques années répondent tels les doypacks (sucre, farine, crème fraîche…), les films barrières avec réduction du nombre de couches, les films sous vide, les emballages pour repas complet (consommation nomade), de nouveaux systèmes de fermeture (praticité, diffusion précise, refermabilité…), a souligné Françoise Gérardi, déléguée générale d’Elipso.
Reste que l’optimisation du recyclage du plastique, avec l'objectif d'un taux de 75%, dépend de 4 critères, a expliqué Maryon Pailleux, ingénieur Matériaux Emballages chez Eco-Emballages. D'une part, la nature des plastiques utilisés et leur appartenance à un flux majoritaire type PET, PEHD, PP, d'autre part le choix des mono-matériaux plutôt que multicouches, ainsi que des additifs compatibles avec le tri et le recyclage et des colorants détectables au tri optique et l’utilisation de colles et encres lavables.
Si les emballages biosourcés et biodégradables peuvent être une réponse, a souligné Vincent Pluquet, le président de Vegeplast, qui propose des granulés à base d’amidon pour les fabriquer, regrette le peu de filières d’élimination des déchets biodégradables. Il estime que leur développement contribuerait sans doute à une extension de ces types d'emballages. Ce qui n’a pas empêché un artisan glacier de sélectionner le matériau de Vegeplast pour ses emballages. Ce qui lui a permis de développer ses parts de marché, assure la société.
De son côté, Nutripack, qui fabrique des barquettes alimentaires, a intégré une démarche de recyclage. Important fournisseur des restaurations collectives, elle a travaillé avec le soutien de l’Ademe au recyclage des barquettes qui sont en PP. La société estime que leur recyclage produit 3 fois moins de gaz à effet de serre que l’incinération et a moins d’impact sur l’environnement qu’un bac en inox réutilisable. Des machines à «dérocher» ont été mises au point pour enlever les restes alimentaires de la barquette et s’assurer ainsi que celle-ci est apte à être recyclée. Le recyclage est assuré sur un même lieu où les barquettes vides sont broyées et recyclées. Les granulés serviront à fabriquer d’autres produits d’emballages mais ne sont pas aptes au contact alimentaire. La filière Nutri-Eco a été mise en place en interne, en partenariat avec ses clients et continue de se développer.
Pour Mc Cain, l’utilisation de ressources renouvelables pour la fabrication des emballages entre dans cette stratégie environnementale et de différenciation marketing. Précisément, la société a développé un emballage contenant 51% de biosourcé (du PE produit à partir de bagasse de canne à sucre). Si celui-ci offre des propriétés identiques à un PE laminé contrecollé 30/30% pour un coût de revient similaire, son aspect et sa tenue ne correspondent pas entièrement aux exigences du groupe, et le bilan carbone global n’est, à ce jour, pas satisfaisant, a indiqué Pierre Gonde, Regulatory Affairs & CSR Manager - McCain. Le biosourcé reste un enjeu pour le groupe dans les années à venir mais réclame encore de nombreux développements pour répondre parfaitement aux différents critères d’exigence, a-t-il ajouté.

 

(1) Breizpack, Atlanpack, NSL, Agroé et le résau J’innove.

 

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°608 - Mai 2016