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N° 639 - Packaging - Alimentaire/Tendances


 

 

Cenpac dévoile une nouvelle gamme écoconçue
Le plus important lancement depuis dix ans. C’est ainsi que la filiale du groupe Raja qualifie sa nouvelle offre d’emballages alimentaires éco-responsables intégrant plus de 300 nouveaux produits (pailles en carton, boîtes pâtissières avec fenêtre en cellophane, barquettes en carton thermoformé, kit de couverts en bois, sacherie en kraft, etc.). Soit aujourd’hui, 30% de son catalogue renouvelé avec ces références «vertes».

 

L’acteur historique, présent dans la grande distribution, le bio, le snacking et les traiteurs, se positionne ainsi sur la tendance de solutions d’emballages alternatives plus respectueuses de l’environnement, à l’heure où le plastique à usage unique vit ses dernières heures. «Le marché de l’emballage alimentaire est à un tournant de son histoire : nouvelles normes, conservation et protection des denrées, transport, éco-responsabilité etc. autant de problématiques qui sont des enjeux de société. Notre rôle est d’anticiper ces changements et de continuer d’innover pour accompagner nos clients dans cette évolution», souligne Brice Kapelusz, Directeur Général de Cenpac.

 

La nouvelle gamme privilégie les produits éco-conçus, en mono-matériaux, les matières premières renouvelables ou biosourcées (papier, carton, puple, bois…), les matériaux recyclés et recyclables ainsi que les emballages réutilisables. Sans pour autant faire de compromis sur leur performance. «Ces nouveaux matériaux conservent ou améliorent les qualités pratiques, fonctionnelles mais aussi esthétiques des anciens produits», souligne Ulrick Parfum, Directeur des achats de Cenpac. En 2018, Raja a réalisé 126 millions d’euros de chiffre d’affaires et projette une croissance de 4% pour 2019. Avec 18 millions d’euros de CA, l’emballage alimentaire revêt une importance stratégique pour le groupe : «nous allons particulièrement accompagner nos clients de la grande distribution à remplacer les boîtes pâtissières transparentes en polystyrène par des solutions de substitution mixant carton et fenêtre en cellophane. Une démarche durable certes, mais qui offre une vraie plus-value sur le plan commercial, les nouvelles références améliorant l’homogénéité esthétique des linéaires et le taux d’achat par le consommateur», explique Ulrick Parfum.

 

Pour réussir son pari, Cenpac peut compter sur ses 170 commerciaux répartis sur 5 agences locales à Lille, Rennes, Paris, Toulouse et Lyon et un centre logistique intégré de 40 000 m², sur la ZAC de Val Bréon à Châtres (Seine-et-Marne).

 

 

Un plat plus goûteux pour moins de gaspillage
Afin de pallier au problème du gaspillage alimentaire, les marques travaillent sur des innovations packaging où la conservation de l’aliment est possible, et ce, après ouverture. En collaboration avec Imerco, une chaîne de distribution danoise, et l’institut technologique danois, RPC Superfos a développé une nouvelle boîte de stockage plastique multifonctionnelle qui distribue de manière plus homogène la chaleur fournie par un réchauffage au four micro-ondes, par rapport à un récipient classique. Mieux réchauffés, les aliments conservent leur goût originel, sans altération d’après la marque, contribuant ainsi à réduire les déchets alimentaires dans les foyers danois. Avec un pack en plastique léger, flexible et durable, les produits sont mieux conservés, frais et intacts, tout en facilitant le transport de ceux-ci. «Les déchets de la chaîne alimentaire risqueraient d’augmenter considérablement si l’emballage plastique était abandonné car nous n’avons pas encore vu d’alternative qui soit meilleure et plus durable. Le vrac donne lieu à une quantité plus importante de déchets dans les magasins ; pour certains produits, l'augmentation des déchets s'élève à 20%», souligne Janni Langkjær Pedersen, responsable de la communication pour la durabilité chez RPC Superfos. Sans l’utilisation d'un emballage plastique pratique, les produits peuvent s’abîmer et des pertes peuvent se produire tout au long de la chaîne logistique et commerciale, créant un impact environnemental négatif, explique le fournisseur.

 

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°639 - Juin 2019