N° 622 - Packaging - Para&Pharmacie/Tendances


 

 

Quelles solutions pour lutter contre la contrefaçon ?
Selon l’ANSM-Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé, le nombre d’incidents liés à la copie frauduleuse de médicaments a augmenté de 51% entre 2011 et 2015.

 

Avec la directive européenne, tous les produits pharmaceutiques devront avoir un identifiant unique tel qu’un code-barre en 2D avec un numéro de série et un dispositif anti-fraude, à échéances de 2019.

 

«Il y a des différences importantes entre les systèmes de protection visibles et invisibles, explique Stéphanie Castling, responsable marketing chez Denny Bros Ltd, présent dans le domaine de l’impression et de l’étiquetage. Les premiers sont très facilement détectables alors que les invisibles impliquent un très haut niveau de sécurité pouvant nécessiter un révélateur aux rayons UV ou un texte déchiffrable à haute température uniquement».

 

Les dispositifs de sécurité les plus sophistiqués incluent toujours une étiquette spéciale, uniquement détectable au travers d’instruments tels que des lecteurs portatifs (allant du stylo laser au lecteur plus élaboré dont la distribution est plus règlementée). Cela inclut, entre autres, des tags acoustiques et la RFID.

 

«Garantir l’authenticité d’un produit a également des avantages commerciaux» poursuit S. Castling. Un meilleur système d’inventaire qui permet de faciliter le rappel de certains produits, minimisant ainsi l’impact financier, la mise en avant de l’importance capitale du respect des normes de sécurité, une protection accrue des marques, une meilleure traçabilité dans la chaîne de distribution. Toutes ces mesures convergent vers le renforcement de la sécurité publique.

 

«Certaines stratégies astucieuses impliquent même l’intégration volontaire d’imperfections aux étiquettes, l’utilisation de micro-textes (seulement lisibles à l’aide d’une loupe), de codes en 2D révélant des informations encodées sous forme numérique ou d’hologrammes complexes».

 

Un autre moyen de dissuader les tentatives de fraude sur les produits pharmaceutiques haut de gamme consiste en la dissimulation de tag RFID (Radio Frequency Identification Tags) sous les étiquettes ou dans l’emballage. Le produit peut alors être numérisé et suivi par des lecteurs RFID pour être vérifié dans les bases de données médicales. La productivité des entreprises peut aussi en être décuplée car un lecteur manuel RFID est 25 fois plus rapide qu’un lecteur de code-barre, estime Denny Bros.

 

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°622 - Octobre 2017