À Plaisir, Fiabila conditionne les vernis à ongles avec une French Touch
publié le mercredi 14 janvier 2026
Spécialiste du soin et de la beauté des ongles, Fiabila propose un service sur mesure à ses clients, base, vrac, conditionnement ou full service. L’alchimie – la formulation, la création des teintes, etc. – s’opère sur son site historique, à Maintenon, dans l’Eure-et-Loire. Mais c’est à Plaisir, entre Maintenon et Paris, que l’entreprise conditionne ses produits en France avec qualité et précision, un niveau d’exigence devenu la signature du groupe français. Tour d’horizon.
A Plaisir, dans les Yvelines, à quelques encablures de Paris, Fiabila a installé son expertise packaging au sein d’une usine qui compte dix lignes de conditionnement de produits destinés à l’embellissement et au soin des ongles. Des lignes performantes qui tendent vers le zéro défaut.
Des équipements personnalisés
Abdelwahab Abu Jahrur, directeur opérationnel monde, qui supervise l’ensemble des sites Fiabila pour le vrac et le conditionnement, en fait un point d’honneur : les lignes de production et de conditionnement du groupe doivent être fiables et optimisées. Ainsi, s’il se fournit chez des fabricants de machines reconnus pour leur savoir-faire, Abdelwahab Abu Jahrur – passé par Caterpillar en tant que responsable de l’équipe qualité avant de rejoindre le monde de la cosmétique – confie à ses équipes la personnalisation des équipements de production.

«Les lignes du site de Plaisir – représentant un investissement d’environ un million d’euros chacune – sont similaires en apparence mais diffèrent en bout de ligne. La programmation et les systèmes de contrôle ont été développés et intégrés en interne. Des modifications ont été apportées par nos automaticiens et les pièces nécessaires à la réparation sont réalisées par notre équipe de maintenance. Cela permet de garantir la qualité attendue par nos clients, et de limiter les temps d’arrêt de production», explique le directeur opérationnel.
Le Made in France séduit
À Plaisir – où sont également contrôlés les composants des flacons ainsi que les étiquettes (couleur, mentions, etc.) – fonctionne, par exemple, une ligne 100% automatisée dédiée au conditionnement de vernis développés pour une marque japonaise, qui ne jure que par le Made in France, avec une tolérance zéro pour les défauts quelle que soit leur nature. À chaque étape du convoyage (remplissage, pose des composants alimentés par des bols vibrants, dépose de l’étiquette, constitution de lots, mise en carton, etc.) : un contrôle (visuel, pesée dynamique, etc.) est réalisé. En parallèle, une voie de rejet des pièces non conformes permet de les rediriger pour un traitement et une remise sur la chaîne éventuelle.
Quant au site historique de Maintenon, il produit le vrac (bulk), qui est ensuite conditionné dans l’une des autres usines du groupe selon les attentes des marques. Celles qui souhaitent des produits 100% made in France peuvent ainsi bénéficier d’une formule produite à Maintenon et conditionnée à Plaisir. Ce dernier, certifié IFS (International Featured Standard) – un référentiel exigeant permettant d’évaluer la conformité des produits et des processus en matière de sécurité et de qualité, emploie ainsi 80 salariés et affiche une capacité annuelle de production de 108 millions de pièces.
Le full-service à l’honneur
Une «force de frappe» sur lequel peut s’appuyer le groupe qui oriente désormais son activité à hauteur de 50% vers le full-service (de la formulation au packaging) et un portefeuille de produits de plus en plus riche : vernis, dissolvants et soins des ongles. «Nous sommes à l’écoute des marques à toutes les étapes du process. Notre seul objectif : satisfaire nos clients. C’est dans notre ADN», soulignent conjointement Candice Jagut, directrice innovation et marketing, et Abdelwahab Abu Jahrur. Avec un atout, au-delà de la qualité des produits et des délais : la flexibilité. «Nous pouvons par exemple démarrer à 2500 pièces. Avec une approche adaptée aux petites séries avec, notamment, une offre «ready to sell» à personnaliser», ajoute Candice Jagut.
Particularité du groupe : des sites de production – Fiabila en compte dix sur trois continents – équipés de lignes identiques, pour produire localement les mêmes produits avec la même qualité. Des usines qui peuvent prendre le relais les unes des autres si besoin. «Pour une très grande marque, nous avons récemment lancé les mêmes produits dans deux pays différents, avec exactement les mêmes équipements et process», relève Abdelwahab Abu Jahrur.
Fondée en France en 1977 par Pierre Miasnik, et rachetée par le fonds d’investissement belge Apheon en 2024, Fiabila est dirigée par Filippo Manucci. L’entreprise, qui emploie 500 personnes à travers le monde dont 55 personnes en R&D, détient dix usines, en Europe (deux en France, une en Pologne), sur le continent américain (deux aux États-Unis, une au Brésil) et en Asie (trois au Japon, une en Inde). Le groupe produit ainsi quelque 500 millions de pièces par an.