Emballages souples : Masterpress renforce ses capacités de production
publié le vendredi 09 octobre 2026
Grâce à une nouvelle ligne de fabrication de sachets intégrée à son site, Masterpress peut proposer des sachets sans PFAS à haute barrière contenant plus de 90% de papier, ainsi que des sachets recyclables en PE monocouche. Cet investissement permet aux marques d’accélérer leur mise en conformité avec le PPWR.
Masterpress, fournisseur européen d’étiquettes et de solutions d’emballage, a installé une machine de fabrication de sachets Karlville Swiss sur son site de production de Białystok. Cet investissement répond à la demande croissante de solutions répondant aux exigences du règlement européen relatif aux emballages et aux déchets d’emballages (PPWR). Installée en août 2026, la machine est devenue pleinement opérationnelle en septembre, après la formation des opérateurs et des essais portant sur différents matériaux, types de sachets et dimensions.
En intégrant la fabrication des sachets à ses activités, Masterpress associe ses capacités d’impression numérique et flexographique à une nouvelle ligne de façonnage. Les supports à base de papier ou de plastique imprimés en surface peuvent ainsi passer directement de l’impression au façonnage, sans étape intermédiaire de complexage ni de polymérisation. Les délais de production s’en trouvent réduits.
« Pour de nombreux produits de grande consommation, nous considérons les sachets souples comme l’avenir de l’emballage durable. Ils sont légers et leur empreinte carbone est inférieure à celle des emballages en verre, en plastique rigide ou en métal », explique Jakub Pędziński, responsable Développement Business – Sachets chez Masterpress. « Cet investissement répond directement à la demande croissante des marques, des distributeurs et des consommateurs pour des emballages performants, qui concilient protection du produit, durée de conservation et recyclabilité en fin de vie ».

Des sachets à haute barrière en papier
La nouvelle machine Karlville Swiss permet à Masterpress de fabriquer des sachets à partir d’un matériau contenant plus de 90% de papier et plus de 95% de matière biosourcée. Apte au contact alimentaire, ce matériau convient à de nombreuses applications pour des aliments secs et des produits non alimentaires, notamment les aliments pour animaux, les épices et les compléments alimentaires. Autre atout pour la santé et l’environnement, il est exempt de PFAS et de PVDC.
Pour les applications exigeant des performances barrières élevées, le matériau offre une très haute barrière à l’oxygène et à la vapeur d’eau, contribuant à protéger les produits emballés et à préserver leur durée de conservation. Dans les conditions d’essai spécifiées, son taux de transmission de l’oxygène (OTR) était inférieur à un centimètre cube par mètre carré et par jour. Son taux de transmission de la vapeur d’eau (WVTR) était inférieur à un gramme par mètre carré et par jour.
Les essais de recyclabilité confirment également l’intérêt de ce matériau pour l’emballage. Les tests réalisés selon la méthode du CEPI ont confirmé qu’il pouvait être recyclé dans des papeteries classiques. Il a également obtenu le niveau A lors de l’évaluation de la recyclabilité du papier selon Aticelca 501. Ces résultats concernent le matériau lui-même. Les sachets préformés et imprimés dans leur version finale feront à leur tour l’objet de tests de recyclabilité.

Des structures monocouches et une production flexible
Outre les nouveaux matériaux à base de papier et en PE monocouche, la machine peut transformer des complexes standards et des structures monocouches à base de PE ou de PP, imprimés aussi bien en numérique qu’avec des procédés conventionnels. Les formats proposés comprennent des sachets à deux ou trois soudures et des sachets tenant debout, avec ou sans zip refermable. L’offre inclut des zips faciles à ouvrir, conçues en tenant compte des futures exigences du PPWR.
La ligne est conçue pour les petites, moyennes et grandes séries. Les marques peuvent ainsi tester de nouveaux matériaux et formats de sachets, puis lancer des séries pilotes, sans s’engager sur des volumes importants ni investir dans leurs propres équipements de fabrication coûteux. Cette souplesse repose sur un paramétrage guidé à partir de recettes de production, des systèmes de changement rapide et un faible taux de gâche au démarrage comme lors des changements de bobines.
La machine Karlville Swiss est équipée de huit servomoteurs pilotés indépendamment pour gérer l’alimentation en matériau, le soudage, le refroidissement et la découpe. Les opérateurs peuvent ainsi régler la tension de la bande aux différentes étapes et ajuster précisément le procédé aux structures monocouches et aux matériaux à base de papier. La consommation énergétique annoncée est de seulement 5 à 7 kilowattheures (kWh).
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