Texte AlternatifLe cellophanage, qui met systématiquement en valeur les produits cosmétiques et de parfumerie, est-il à l’aube de connaître une «révolution verte» ? Depuis de nombreuses années, la nature du film utilisée pour réaliser le suremballage de packagings secondaires n’est plus la cellophane, mais le polypropylène. «Ce changement, qui date d’environ 40 ans, s’explique par le fait que ce matériau est plus facile à traiter sur des machines de pliage en X et qu’il est moins coûteux», explique Hans Ruprecht, responsable général de la filiale française de Sollas, l’industriel néerlandais spécialiste des cellophaneuses et qui propose notamment son dernier modèle entièrement servomotorisé FSX. C’est toujours pour des questions de respect de l’environnement que le marché pourrait connaître bientôt un changement encore plus profond en s’orientant vers l’utilisation de films biodégradables et/ou d’origine végétale.

Pour Thomas Lefèvre, créateur et président de la société normande NaturePlast, pionnier européen du bio plastique depuis 15 ans, il se passe en tout cas quelque chose dans ce secteur jusque-là plutôt conservateur : «le marché commence à frémir, dans un contexte de «plastic bashing» qui bat son plein depuis trois ans dans les médias et qui commence à faire son œuvre. Ce n’est pas seulement du marketing mais une réelle prise de conscience des consommateurs, dont certains se mettent à refuser le plastique».

Même constat pour Hans Ruprecht : «il y a actuellement des recherches pour utiliser des films biodégradables sur des cellophaneuses dans le domaine de la cosmétique/parfumerie, car le polypropylène n’est pas biodégradable. Mais cela reste pour l’instant au stade des démarches. Nous avons seulement deux clients actuellement en France qui sont en train de basculer vers cette solution».

Extrait de la revue n° 642 - Octobre 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support