Texte AlternatifLe fabricant français de films barrière Leygatech, dont 80% des produits se destinent à l’industrie alimentaire, opte pour les mono-matériaux. L’entreprise privilégie une fabrication en extrusion-soufflage et en PE souple – car une filière de tri existe en France. L’une de ses gammes de films est un complexe en OPE (PE orienté) et PE, pouvant notamment répondre à des besoins pour des emballages de type sachets stand-up. «Ce film 100% PE accepte bien les déformations, les soudures, tout en étant rigide selon l’épaisseur choisie. Le PE présente une barrière à la vapeur d’eau, aux graisses. Si l’on souhaite une barrière à l’oxygène, on peut ajouter de l’EVOH. La quantité est alors si faible que l’EVOH reste miscible dans le PE. Cela dépend des applications et des DLU donnés par les clients. Les barrières aux gaz ne sont pas systématiques», souligne Thierry Bonnefoy, dirigeant de Leygatech, membre de l’association Clean Sweep à l’origine du programme international Opération Clean Sweep® (OCS). Ce dernier a pour but d’éviter la perte de granulés plastiques lors de leur manipulation par les différents acteurs de la filière plastique et leur dissémination dans l’environnement aquatique.

En termes de solutions recyclables, Schur Flexibles se concentre aussi sur les «mono-films» (en PE ou PP)ou les films mĂ©langeant PE et PP – une mĂŞme famille de plastique. Le groupe fabrique des sachets stand-up Ă  partir de films prĂ©cĂ©demment transformĂ©s dans ses autres sites. «Nous conseillons nos clients en fonction de leur pays, car les filières de tri sont diffĂ©rentes d’un pays Ă  l’autre. Chacune de ces solutions a ses avantages et inconvĂ©nients. Le PE est plus facile Ă  recycler mais a une fenĂŞtre de process assez Ă©troite, nous devons donc former les clients sur leurs machines. Un sachet stand-up en 100% PE signifie que nous devons trouver une solution pour sceller chaque film PE correctement. En effet lors du scellage, les couches internes de PE doivent ĂŞtre chauffĂ©es pour ramollir et fondre, afin d’être scellĂ©es par pression. Mais lorsque la couche externe est aussi composĂ©e de PE, il faut faire attention Ă  ce qu’elle ne fonde pas car elle adhèrerait aux barres de soudure. Une solution est d’utiliser un film PE orientĂ© pour la couche externe du sachet : en effet, en Ă©tirant le film, le PE se modifie et sa rĂ©sistance Ă  la tempĂ©rature aussi», explique Dr. Martin Berlekamp, responsable du dĂ©veloppement durable pour Schur Flexibles. Un mĂ©lange de films polyolĂ©fines (PE et PP) est plus facile Ă  sceller et donc Ă  processer. Pour les barrières destinĂ©es aux films plastique, diverses options sont disponibles selon les besoins : «une barrière d’EVOH Ă  hauteur de 5% n’empĂŞche pas la recyclabilitĂ©. Nous pouvons aussi proposer du PVOH, soluble dans l’eau, de l’oxyde de silicone (SiOx) ou de l’oxyde d’aluminium (AIOx), appliquĂ©s en très fine couche, ou bien encore une très fine couche de mĂ©tallisation», dĂ©crit-il.

Extrait de la revue n° 650 - Août/Septembre 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support