Cela ne semble pas avoir gĂŞnĂ© Barbara Pompili, ministre dĂ©lĂ©guĂ©e Ă  la transition Ă©cologique, puisqu’elle rĂ©itère la confiance accordĂ©e par Brune Poirson alors secrĂ©taire d’Etat, en l’avocat en droit de l’environnement, pour mener Ă  bien la mission qui lui avait Ă©tĂ© confiĂ©e, celle d’analyser les engagements volontaires des entreprises en matière d’écologie. Derrière cette tâche, le message est on ne peut plus clair : s’assurer que les discours marketing et/ou institutionnels se traduisent bien par des actes concrets sur le terrain. L’idĂ©e Ă©tant de lutter contre tout effet de greenwashing et rĂ©flĂ©chir Ă  des outils pour renforcer le suivi de ses engagements et leur crĂ©dibilitĂ©, mais Ă©galement imaginer des sanctions en cas de manquement. Face Ă  la multiplication ces derniers mois de nouveaux emballages, que ce soit dans les rayons alimentaire ou cosmĂ©tique, revendiquant tous une plus faible empreinte carbone ou une meilleure recyclabilitĂ©, l’on peut raisonnablement imaginer que le secteur du packaging n’échappera pas Ă  cette analyse. Un bien pour un mal ? A en voir certains lancements, on peut l’affirmer. Les effets d’annonce sont loin d’avoir disparu, et des produits posent encore rĂ©ellement la question de leur fondement technique ou d’un manque d’une rĂ©elle connaissance des matĂ©riaux et de leurs fins de vie !

Extrait de la revue n° 651 - Octobre 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support