Texte AlternatifSur 9000 m², le site des Manufactures du Château accueille deux usines, la première historique érigée en 1995 à laquelle est associée une entreprise adaptée (MDC’EA pour Manufactures du Château Entreprise Adaptée) depuis 2013 employant 22 travailleurs handicapés. Un modèle atypique qui «remet l’humain au cœur de l’entreprise», déclare Louis Sauzet, employé de la MDC’EA. L’équipe s’attelle au remplissage des sachets semi-finis et à leur soudure manuelle par des articles de bricolage. Un travail de fourmi qui permet de conditionner un million d’unités de ventes conditionnées (UVC) par an, sur un total de 17 millions d’UVC emballées sur les Manufactures du Château. Et de gagner en flexibilité face à des carnets de commandes sous tension depuis la crise sanitaire engendrée par la Covid-19.

Sur le site classique, le groupe est équipé d’une peseuse associative, de deux ensacheuses haute cadence capables de conditionner un sachet de vis à la seconde, et de poser le cavalier en carton, avant de passer sur une fin de ligne de mise sous carton, sous format de boites distributrices. «Nous avons récemment investi dans une nouvelle encartonneuse du constructeur italien IMAN Pack, ce qui représente un investissement de 400 000 euros», indique Benjamin Guiot, directeur général des Manufactures du Château.

En pleine transition vers des emballages plus Ă©co-responsables
Texte AlternatifDans un contexte de plastic bashing et fort de l’engagement RSE du groupe AgroMousquetaire, les Manufactures du Château collabore avec Citeo pour amĂ©liorer l’impact environnemental de ses emballages au rayon bricolage. Objectif : atteindre 100% d’emballages recyclables, rĂ©utilisables et compostables. Premier chantier en cours : la suppression du PVC de ses emballages d’ici deux ans, pour s’orienter vers du PET dans un premier temps puis du carton. Des amĂ©liorations ont dĂ©jĂ  fait place dans les linĂ©aires. Les sachets plastiques utilisĂ©s pour emballer les vis sont passĂ©s de 100 Ă  70 microns, seuil minimum de rĂ©sistance Ă  la dĂ©chirure que peut engendrer la pointe des vis. Des projets sont en cours pour rĂ©duire davantage encore l’épaisseur de ces sachets Ă  destination d’articles non piquants comme des Ă©crous, rondelles ou chevilles. D’autres alternatives sont dĂ©ployĂ©es Ă  l’instar de boites en mĂ©tal dotĂ©es d’une fenĂŞtre en polyĂ©thylène ou encore de seaux intĂ©grant des matières recyclĂ©es. Le vrac est Ă©galement prĂ©sent en linĂ©aires et reprĂ©sente 13% en volume des articles proposĂ©s en rayon. Des produits libre-service qui peuvent aujourd’hui ĂŞtre conditionnĂ©s sur place par le consommateur au moyen de sachets en plastique de 30 microns.

En s’appuyant sur un modèle industriel atypique et hydride, les Manufactures du Château commercialise «une vis sur cinq en France», déclare fièrement Benjamin Guiot. Avec près de 4000 références proposées dans ses points de vente Bricorama, Bricomarché ou Brico Cash, les Manufactures du Château affichent un chiffre d’affaire en croissance depuis plusieurs années. En 2020, il devrait atteindre le seuil des 18 millions d’euros.

Extrait de la revue n° 651 - Octobre 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support