Texte AlternatifLa pandémie à la Covid-19 aura mis en avant le caractère essentiel et indispensable de la palette boisdans la manutention des produits de première nécessité, que ce soit pour les filières de l’alimentaire, de la pharmacie ou encore de la chimie. «Malgré l’arrêt brutal de certains secteurs comme l’automobile, la métallurgie, la sidérurgie ou le BTP lors du premier confinement, EPAL a tenu le choc. La palette bois enregistre une petite progression de 2% des ventes par rapport à juillet 2019, tirée plus particulièrement par l’alimentaire et la pharmacie, très gros utilisateurs de palettes ces derniers mois», commente Jean-Philippe Gaussorgues, Président de EPAL France et Président de la Commission Palettes SYPAL de la FNB. La filière doit cependant rester vigilante quant à l’approvisionnement de sa matière principale, le bois, aujourd’hui clairement sous pression. «Nous observons plusieurs signaux d’alerte quant à la consommation de résineux en Europe qui est en train de bondir. Les bois européens étant prioritairement exportés vers les Etats-Unis et la Chine pour les chantiers de construction, ce qui risque d’entrainer une tension sur les prix», alerte le porte-parole du SYPAL. Malgré un contexte économique compliqué et offrant peu de visibilité sur les mois à venir alors qu’un 2e confinement vient de débuter, la filière palette bois poursuit, bon an mal an, ses chantiers prioritaires. A savoir, la professionnalisation du métier de réparateur de palettes EPAL ou encore le projet iPAL de palette connectée, dont un test grandeur nature a permis une analyse des points de dysfonctionnement afin d’optimiser les performances du produit. «Numérisation, identification pour une meilleure traçabilité des palettes, recyclabilité renforcée, etc. sont autant de pistes d’amélioration vers lesquelles s’orienter pour ancrer la palette bois dans l’industrie du futur et ainsi anticiper les mutations à venir de ses utilisateurs et de leurs besoins», explique Jean-Philippe Gaussorgues.

La recyclabilité des emballages légers en bois à destination des ménages enfin reconnue
Texte AlternatifLa filière emballages légers bois (ELB) ménagersregroupant cagettes, mini-bourriches, caissettes et boîtes aura eu finalement gain de cause. Après plusieurs mois de discussions parfois tendues et d’échanges avec Citeo, le bois est désormais reconnu comme recyclable. En effet, une filière de recyclage est en développement et une étude menée par l’Ademe à la demande du Ministère de l’écologie doit analyser les différentes solutions de fin de vie pour le bois (compost, valorisation énergétique, recyclage, etc.). «C’est un réel soulagement, car de nombreux industriels souhaitaient basculer leurs emballages plastiques sur des emballages bois, par exemple pour les plats cuisinés ou encore les fruits et légumes, et le fait de ne pas pouvoir mettre en avant la recyclabilité du bois était un réel frein pour sauter le pas», commente Olivier de Lagausie, délégué général du SIEL-GROW.

Extrait de la revue n° 651 - Octobre 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support