Texte AlternatifL’utilisation de l’impression numérique dans le monde industriel a le vent en poupe et remplace ou vient en complément des presses mécaniques traditionnelles. La preuve, de nouveaux modèles ou de nouvelles versions fleurissent ces derniers temps et visent en particulier les feuilles servant à former des étuis en carton pour l’emballage pharmaceutique et cosmétique. Cette mutation se fait d’abord à partir de machines offset, procédé majeur d’impression dans le domaine professionnel. Ainsi, l’allemand Koenig & Bauer, plus ancien fabricant de machines à imprimer du monde, vient d’opérer une révolution en décidant pour la première fois de se lancer dans le numérique avec la commercialisation programmée à la mi-2021 de la VariJET 106. Elle est destinée à l’impression de feuilles B1 pour le marché des étuis pliants en carton avec une cadence de 6 000 feuilles/heure et une épaisseur minimum de 0,2 mm. «Ce modèle est hybride car conçu sur la base d’un châssis de machine offset Rapida 106. Tout en bénéficiant d’une impression à jet d’encre acqueuse 7 couleurs, cette machine permet de garder les avantages de l’offset, à savoir le design offset et industriel du transport du carton pour une productivité assez proche», indique Frédéric Pambianchi, directeur général de Koenig & Bauer France. «Le fait de garder un châssis offset permet aussi préserver notre longue expérience dans l'intégration de dispositifs de contrôle couleur et de contrôle qualité haute de gamme. Ainsi, nous proposons sur notre gamme offset Rapida, entre autres, la possibilité de comparer le PDF d'origine avec chaque feuille imprimée. Ceci est particulièrement important dans le domaine de la pharma où il ne faut pas qu'une ligne manque sur les effets indésirables par exemple. L'atout de la VariJET 106 est que nous proposons tous ces dispositifs de contrôle qualité aussi en numérique, ce qui n'est pas forcément le cas pour les autres fabricants de presses en ligne». Selon son constructeur, la VariJET 106 va parfaitement correspondre aux besoins du packaging cosmétique et parfumerie en raison de sa capacité à traiter de manière aisée une multitude de séries de petite et moyenne taille sur des grands tirages grâce à la variabilisation de la donnée. «Nous sortons cette machine car il y a une demande de plus en plus forte dans ce domaine. Si j’ai 2 fois 500 boîtes par jour, une machine numérique non industrielle suffit. Mais si j’ai une centaine de fois 500 boîtes par jour, il me faut un outil industriel», estime le dirigeant de la filiale hexagonale.

Extrait de la revue n° 651 - Octobre 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support